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Test Grado Red 1 : une cellule phono très abordable d'une rare musicalité

Grado Red1 test ONmag

Conçue de façon artisanale et selon des traditions anciennes, à Brooklyn à côté de New York, cette cellule phono MM et digne de la réputation audiophile de Grado. C'est une vraie perle de musicalité pour améliorer, avec un budget serré, une platine vinyle.

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Que voilà aussi un grand nom dans le domaine des cellules phonolectrices. Même si elle n’a pas le passif d’une marque comme Ortofon, ou Shure, son histoire n’en ait pas moins parsemé de succès qui ont fait son excellente réputation dans les milieux audiophiles depuis sa création, en 1953.
Grado, c’est aussi une histoire de famille, toujours installée dans les locaux à Brooklyn de l'ancienne épicerie de l'arrière grand-père originaire de Sicile. Jonathan Grado en est aujourd'hui à la tête. Son grand-père, Joseph Grado créateur de la société, sous l’approbation de Saul B. Marantz, se lança dans la fabrication de cellules à l’aube des années 50. Comme Ortofon, Joseph Grado se tourna à l'époque vers la conception de cellules MC (à bobines mobiles). Peu de temps après, il lança son bras de lecture toujours très recherché aujourd’hui. Les casques arrivèrent ensuite dans les années 1990 avec son fils John Grado, père de Jonathan l'actuel directeur. Ils connurent le même succès que les cellules pour platines analogiques.

La cellule Red 1 que nous testons ici fait partie de la série d'entrée de gamme, "Prestige", chez Grado. Il s’agit en réalité d’une Blue 1 qui a subi une série de tests draconiens et dont les plus performantes deviennent de fait Red 1. Seulement 10 % des Blue 1 se transforment en Red 1, nous imaginons donc facilement le sérieux des tests auxquels sont soumises ces cellules. Elles répondent toutes à la technologie OTL Moving Iron propre à Grado. Avec ce système, le cantilever est un pivot fixe sur lequel est fixé à l’extrémité un élément miniature qui se déplace au sein des bobines. Le bénéfice est une distorsion plus faible et une réponse transitoire améliorée. Par rapport à l’ancienne génération, les nouvelles Blue 1 et Red 1 voient leur câblage interne utiliser du cuivre désoxygéné et la masse de l’équipage mobile réduite de 17 %. Toutes les cellules Grado, des modèles d'entrée de gamme aux plus onéreuses sont toutes, sans distinction, assemblées et testées chez Grado, à Brooklyn à côté de New York (États-Unis).

Une restitution lumineuse, très fouillée et avec beaucoup d'humanité

Cette nouvelle version Red 1 du fabricant américain Grado est, dès les premières notes, une incontestable réussite. La Red 1 est fouillée dans le haut du spectre, précise quant aux attaques de notes et dotée d’un pouvoir de localisation remarquable. On sent que cette cellule est très résolvante, mais surtout elle n’a pas son pareil (dans sa gamme de prix) pour éclairer la restitution sonore d’une lumière qui embellit les timbres avec une rare élégance. Elle sait être fouillée, précise, mais elle dispense en même temps une finesse et un raffinement qui sont ses principales qualités. Et d’ici à penser qu’elle conviendrait plus à des mélomanes amateurs de musique classique qu’à des fans de musique pop, et bien ce serait une belle erreur. Sur le disque d’Amy Winehouse "Frank", le son est très clair avec une scène sonore d’une ouverture et d’une aération magnifiques. Nous nous surprenons encore à percevoir certaines sonorités : une flute en arrière plan, le grattement des cordes d’une guitare électrique, le bruit des clés qui s’ouvrent et se referment sur les cheminées de la flute, et l’ambiance même de cet enregistrement comme aucune autre cellule de ce comparatif ne le fait. La Grado Red 1 est informative, mais jamais raide ou désincarnée. Certes, une Goldring 2100, une Gold Note Vasari fournira un niveau dans le bas plus impressionnant, mais la Grado Red 1 sonne juste et vrai.

Et quel ne fut pas notre plaisir lors de l’écoute du LP "Double Bass" avec Niels-Henning Ǿrsted Pedersen et Sam Jones, un disque qui demande beaucoup de naturel dans le bas du spectre afin d’obtenir une définition à la hauteur du talent de ces deux musiciens. Sur ce plan, la Grado Red 1 joue la carte de la clarté et de la vivacité plus que celle du niveau. Du coup, les deux contrebasses sont reproduites avec une impressionnante précision. Nous pouvons suivre sans aucune difficulté tous les déplacements des doigts sur les cordes comme l’intensité mise dans le toucher de ces deux instrumentistes : c’est dégraissé dans le bas, mais pas pauvre pour autant. La guitare de Philip Catherine joue juste et ne tombe en aucun cas dans un excès de brillance. Tout reste mesuré et raffiné en étant d’une définition superbe.

Spécifications

Diamant : Elliptique
Cantilever : laiton
Principe : Moving Iron
Niveau de sortie : 5 mV
Séparation des canaux : 30 dB à 1 kHz
Bande passante : 10 Hz à 55 kHz +/- 3 dB
Compliance : 20 nm/N
Résistance de charge : 47 kΩ
Poids : 5.5 g
Prix : 120 €

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Notre avis

Transparence : etoile orangeetoile orangeetoile orangeetoile orangeetoile orange(5/5)
Timbre : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile bleue(5/5)
Dynamique : etoile orangeetoile orangeetoile orangeetoile orangeetoile demi orange(4,5/5)
Intérêt : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile bleue(5/5)


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