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Un spectacle avec Jacques Gamblin au Théâtre du Rond-Point

Spectacle Jacques Gamblin theatre rond point

  • Je parle à un homme qui ne tient pas en place
  • Un spectacle de Jacques Gamblin et Thomas Coville
  • Collaboration à la mise en scène : Domitille Bioret
  • Avec Jacques Gamblin 
  • Du 16 octobre au 18 novembre 2018, 18H30
  • Théâtre du Rond-Point
    www.theatredurondpoint.fr

Pendant une heure et demie, le public du Théâtre du Rond-Point est au contact avec la noirceur d’un océan cherchant à submerger tous ceux qui osent l’affronter et tentant de mettre à rude épreuve l’amitié qui lie Jacques Gamblin (celui qui reste à terre) et le navigateur (Thomas Coville).

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Un spectacle qui raconte le vécu de deux personnages séparés par l’immensité liquide furieuse, agitée, sauvage, indomptable d’un océan déchaîné. Pourtant quelquefois dans cette tourmente où seul le vent et les vagues déferlantes semblent s’assurer à jamais la maîtrise absolue de l’espace et du temps, la communication entre Jacques Gamblin et Thomas Coville peut de manière fugace, hachée, syncopée, s’imposer pour un échange de courte durée. Ces brèves rencontres par l’intermédiaire de moyens satellitaires permettent aux deux hommes d’entretenir une amitié sans cesse mise en péril par les assauts furieux de l’océan qui semble apporter toute sa rage, toute sa puissance pour les séparer à jamais.

Spectacle Jacques Gamblin theatre rond point 1

Un moment crucial intervient dans cette lutte insensée menée par un seul homme à bord de son trimaran. Par suite d’avaries, alors qu’il est peut-être proche de la victoire, le voilà contraint d’abandonner tout espoir de l’emporter. Le travail de Jacques Gamblin à partir de ce passage dramatique du spectacle va consister d’une certaine façon à remonter le moral forcément défaillant de Thomas Coville, obligé de renoncer à toute velléité de poursuite de cette aventure tentée en pleine mer, face à un océan aveuglément hostile à toute existence humaine. Si la présence réelle de Jacques Gamblin s’impose sur le plateau, la voix déformée de Thomas Coville venue, semble-t-il d’un espace inconnu, maléfique, résiste tant bien que mal dans ce maelström bouillonnant, rageur, impénétrable que symbolise un océan au sommet de sa puissance. Deux éléments non négligeables viennent aussi apporter leur pouvoir évocateur, donnant à ce spectacle une touche de réalisme indéniable. Il s’agit des images de Pierre Nouvel, presque brutales, heurtées, brouillées, et qui, à tout instant, menacent de submerger le plateau du Théâtre du Rond-Point. Ces images saisissantes trouvent un écho inouï avec les prises de son de Lucas Lelièvre, qui apportent un supplément de terreur à un spectacle qui n’en manque guère.

Lorsque ce voyage fou se termine, le spectateur a l’impression de survivre à un naufrage et accepte avec reconnaissance de s’en tirer à si bon compte !

Alors, embarquons avec Jacques Gamblin sur ce trimaran de plus de trente mètres, avec en tête la ferme intention de revoir les rivages d’un port se dessiner à l’horizon.

Texte de Michel Jakubowicz

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Théâtre du Rond-Point

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