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Test JVC DLA-NX9 : le champion toutes catégories des vidéoprojecteurs Home Cinéma actuels

JVC DLA NX9 ONmagAward

Depuis plusieurs années, JVC et Sony font tous deux la course en tête dans le domaine des vidéoprojecteurs Home Cinéma haut de gamme. Ils sont souvent au coude à coude. JVC s'était légèrement fait distancer par Sony lors de l'arrivée de la 4K. Mais en 2019, JVC a regagné du terrain et même, peut-être une petite avance, grâce à son modèle DLA-NX9. Ce dernier est le premier vidéoprojecteur Home Cinéma à proposer une image de résolution 8K simulée. S’il partage les matrices en 4K natif de ses petits frères (DLA-N5 et DLA-N7), il est le seul à utiliser le processus E-shift (combinaison de wobulation et de traitement vidéo) pour réaliser une mise à l'échelle - ou "upscaling" - 8K des sources 4K. Grégory du blog PHC-FR l'a testé et passé aux mesures pour nous.

JVC DLA-NX9

Type : vidéoprojecteur à trois matrices réflectives D-ILA de 0,69 pouce 4K natives
L’avis de ON-mag : etoile orangeetoile orangeetoile orangeetoile orangeetoile orange (5/5)
Prix : 18 000 €

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Pour restituer toute la précision d’une image 8K, le JVC DLA-NX9 hérite de l'objectif haut de gamme du projecteur laser JVC DLA-Z1, entièrement composé d'éléments en verre. Cependant, sa lampe est classique (référence PK-L2618U) contrairement à celle de son concurrent le plus direct, le Sony VPL-VW760ES qui, lui, est équipé d’une source lumineuse laser. Cela n'empêche pas le JVC DLA-NX9 d'avoir toutes les caractéristiques pour faire rêver de nombreux fans de cinéma à domicile… Y compris son prix de 18 000 €.

JVC DLA NX9 2

8K, homologation THX, auto-mapping HDR et HLG, ratio de contraste dynamique de 1 million... des spécifications de rêve

Avec sa nouvelle gamme de vidéoprojecteurs Home Cinéma, JVC a non seulement répondu aux attentes des amoureux de la marque en sortant trois modèles équipés de matrices réflectives 4K, mais il a aussi poussé le bouchon plus loin en proposant la première référence 8K. On peut s'interroger sur ce choix, sachant qu'aucune source 8K n'est disponible pour le moment. Nous verrons plus loin, avec les résultats de nos essais, si la mise à l'échelle en 8K des sources 4K permet de le justifier.

Le JVC DLA-NX9 bénéficie par ailleurs du label de qualité THX, comme le BenQ W11000. Ses nouvelles matrices 4K s’accompagnent d’un nouveau châssis, qui le distingue ainsi des DLA-N5 et N7. Ce châssis est encore plus imposant. En raison certainement du poids du bloc optique, l'ensemble affiche près de 22 kg sur la balance.

JVC DLA NX9 3

Autre nouveauté, également présente sur les DLA-N5 et N7, le JVC DLA-NX9 assure la gestion en auto-mapping des métadonnées qui accompagnent les signaux HDR et HLG. Cela lui permet d'optimiser les paramètres de l'image en conséquence tout en laissant le loisir à l'utilisateur de régler le "niveau de mappage" afin d'ajuster la luminosité selon ses envies et besoins.

Le traitement vidéo du JVC DLA-NX9 dispose du Clear Motion Drive, un dispositif d’amélioration de la fluidité sur les signaux 4K/60p (4:4:4). La luminosité est annoncée à 2200 lumens avec un contraste natif de 100 000:1 et un contraste dynamique de 1 000 000:1 (des chiffres naturellement très théoriques).

Des possibilités de réglages très (trop ?) poussées

Comme nous l'avons évoqué précédemment, le bloc optique du JVC DLA-NX9 se compose entièrement d'éléments en verre et il est piloté électriquement. Focus, zoom, déplacement horizontal et vertical de la lentille (shift) peuvent donc être actionnés depuis la télécommande. Pour obtenir une image de 2,50 m de base, un recul compris entre 3,40 m et 6,89 m est nécessaire.

La connectique comporte deux entrées HDMI d'une bande passante de 18 Gb/s pour toutes les résolutions jusqu'à 4K avec HDR ainsi qu'un port mini-DIN pour l'utilisation d'un émetteur optionnel pour la vidéo 3D qui synchronise les lunettes à obturateur également optionnelles.
Pour le contrôle et la mise à jour de l’appareil, des prises RS-232, USB et Ethernet (LAN) sont disponibles ainsi qu'un Trigger 12 volts.

JVC DLA NX9 1

Les possibilités de réglages proposées par le JVC DLA-NX9 sont pléthoriques. Au menu Image - qui comprend les habituels paramètres de contraste, luminosité et température de couleurs - s'ajoute la gestion de l’interpolation d’images ou de l’E-shift 8K. Les niveaux RVB peuvent être finement ajustés en "Gain" et "Offset" (Bias). On peut travailler le Gamut sur trois dimensions. Le choix de l’espace couleurs est possible (RGB ou YCrCb 4:4:4 ou 4:2:2). On peut heureusement se limiter à l’utilisation de réglages prédéfinis de températures de couleur. Les préréglages d'image, eux, se décomposent en 6 modes (Naturel, Cinéma, HDR10, HLG, Film, et THX) complétés de 6 mémoires utilisateurs dont deux sont prévues pour associer le vidéoprojecteur aux profils spécifiques de lecteurs Blu-ray UHD Panasonic.
En outre, pour ajuster la forte luminosité du JVC DLA-NX9, il est à la fois possible de jouer sur un iris dynamique et sur un iris fixe paramétrable sur 15 niveaux.

Un vidéoprojecteur qui atteint l'excellence aussi bien à partir de sources standard que 4K, même si l'upscaling 8K est un peu gadget

Sur le terrain, le JVC DLA-NX9 est particulièrement silencieux pour un vidéoprojecteur de haute luminosité. Sa large et épaisse coque aide à contenir le bruit de fonctionnement des ventilateurs.
À partir d'une mire de test 4K affichant une grille très fine, la qualité de l'optique en verre de l'appareil est patente. Toutes les lignes sur toutes les parties de l’image, même les plus éloignées du centre sont affichées avec une précision sans faille et sans trace de défauts d’alignement. Dans ce domaine, le JVC DLA-NX9 est tout simplement le meilleur vidéoprojecteur domestique à triple matrice du moment. Le gros Sony VPL-VW870ES n’arrive pas à faire aussi bien.

Le circuit Clear Motion Drive d'aide à la fluidité fait également partie des meilleurs. Il permet en effet d’obtenir un gain de précision dans les images en mouvement tout en les exemptant d’artefacts de bouger. Néanmoins, il reste préférable de se limiter à son réglage bas pour conserver le naturel de la restitution cinématographique.
Nous avons également mesuré le temps de latence de l'image. Par défaut, il est de 105,4 ms en 4K/60Hz, ce qui est un peu trop pour les fans de jeux vidéo, mais un mode "faible latence" permet de le rapporter en-dessous de 40 ms, ce qui est beaucoup mieux.
Toujours selon nos mesures, la valeur de luminosité de 2200 lumens est à peu près atteinte et le contraste natif des matrices du JVC DLA-NX9 se situe entre un peu plus de 8500:1 (SDR) et près de 11000:1 (HDR), ce qui est énorme.
Pour ce qui est de la colorimétrie, une fois le vidéoprojecteur monté en température, les valeurs obtenues sont très proches des références HDTV, spécialement dans les modes "Naturel" et THX". Pour le HDR, le gamut du projecteur permet d’atteindre 99,7 % de l’espace couleurs DCI-P3 grâce aux filtres de couleurs.

Dans la vraie vie, à partir de sources simplement HD (1080p), l’image projetée par ce JVC DLA-NX9 est déjà exceptionnelle et offre toutes les qualités recherchées par les adeptes de Home Cinéma : des couleurs fortes et naturelles appuyées par une grande dynamique. Les scènes nocturnes sont particulièrement profondes et détaillées.
À partir de sources 4K HDR, la configuration automatisée via les métadonnées HDR n'était pas parfaite au départ. Il ne fallait pas hésiter à corriger et augmenter un peu le contraste. Mais une récente mise à jour firmware a totalement corrigé ce petit défaut et désormais, il n'est plus nécessaire de corriger manuellement.
La mise à l'échelle 8K de son côté ne semble pas apporter de gain réellement significatif, elle est donc un peu gadget. Cela n'empêche pas le JVC DLA-NX9 de toucher l'excellence. Cet appareil est sans nul doute ce qui se fait de mieux actuellement sur le marché de la vidéoprojection domestique. Il devance même le Sony VPL-W870ES grâce à la précision de son optique qui pousse encore plus loin la netteté et la définition.

Le JVC DLA-NX9 décortiqué par On-mag

Spécifications constructeur

  • Type : vidéoprojecteur à trois matrices réflectives D-ILA de 0,69 pouce 4K natives (4096×2160 pixels)
  • Mode e-shift 8K
  • Compatibilité HDR et HLG
  • Lampe : NSH 265 watts (4500 heurs en mode basse consommation)
  • Zoom : 2x
  • Shift optique : ±100 % horizontal, ±43 % vertical
  • Luminosité : 2200 lumens
  • Contraste : 1 000 000:1 dynamique, 100 000:1 natif
  • Connectique : 2 x HDMI, mini-DIN sync 3D, Trigger 12 V, RS232C, LAN RJ45, USB (service)
  • Consommation marche/veille/veille éco : 400/1,5/0,3 watts
  • Dimensions : 500 x 234 x 518 mm
  • Poids : 21,9 kg
  • Prix : 18 000 €

Site de la marque : fr.jvc.com

>>> À LIRE ÉGALEMENT : TOUS NOS TESTS DE VIDÉOPROJECTEURS

Notre avis

  • Construction : etoile verteetoile verteetoile verteetoile verteetoile verte (5/5)
  • Équipement : etoile orangeetoile orangeetoile orangeetoile orangeetoile demi orange (4,5/5)
  • Ergonomie : etoile verteetoile verteetoile verteetoile verteetoile grise (4/5)
  • Performances : etoile orangeetoile orangeetoile orangeetoile orangeetoile orange (5/5)
  • Rendu cinéma : etoile verteetoile verteetoile verteetoile verteetoile verte (5/5)
  • Intérêt : etoile orangeetoile orangeetoile orangeetoile orangeetoile orange (5/5)


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Mots-clés: JVC, #OnMagAward

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