And Soon the Darkness + Fright : frissons à l’anglaise (en Blu-ray et DVD)

Blu ray And Soon The Darknesst Fright 00

Note artistique globale : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile grise(4/5)

Synopsis

And Soon the Darkness : June et Cathy, deux jeunes anglaises, passent leurs vacances en France, seules et à vélo. Dans un café, l'une d'elles fait la connaissance d'un homme. Peu après les deux amies se disputent et se séparent. Quand Jane revient dans le village pour retrouver Cathy, celle-ci a disparu…

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Fright : Amanda garde les enfants des amis ou des voisins. Un couple qui vient de s'installer dans le village lui demande de garder leur enfant. Le même soir, l'ex-époux et père de l'enfant, dangereux psychopathe, s'évade de l'établissement spécialisé dans lequel il était interné.

• Titre français : And Soon the Darkness - La Peur (ou Thriller)
• Titre original : And Soon the Darkness - Fright
• Support testé : Blu-ray
• Genre : horreur, thriller
• Année : 1970, 1971
• Réalisation : Robert Fuest - Peter Collinson
• Casting : (1) Pamela Franklin, Michele Dotrice, Sandor Elès, John Nettleton, Clare Kelly, Hana-Maria Pravda, John Franklyn, Claude Bertrand, Jean Carmet (2) Honor Blackman, Susan George, Ian Bannen, John Gregson, George Cole, Dennis Waterman, Tara Collinson, Maurice Kaufmann, Roger Lloyd-Pack, Michael Brennan
• Durée : 1 h 39 mn 00 - 1 h 27 mn 33
• Format vidéo : 16/9
• Format ciné : (1) 1,85/1 (2) 1,66/1
• Sous-titrage : français
• Pistes sonores : DTS-HD MA 2.0 monophonique (1, 2) anglais, (1) français
• Bonus : (1) préface de Jean-Baptiste Thoret (6 mn 02) - entretien avec Kim Newman (29 mn 42) - bande annonce originale du film (2 mn 36) - DVD du film (2) préface de Jean-Baptiste Thoret (7 mn 18) - entretien avec Susan George (17 mn 18) - DVD du film
• Éditeur : StudioCanal

Commentaire artistique

Ce coffret, n° 21 de la collection Make My Day ! signée Jean-Baptiste Thoret, réunit deux films britanniques, And Soon the Darkness (1970) et Fright (1971) très représentatifs du film de terreur des années 70 avant que la vague des slashers n’envahisse les écrans.

And Soon the Darkness Note artistique : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile grise(4/5)

Sous la houlette de Robert Fuest, ce film méconnu a été produit par une bonne partie de l’équipe de The Avengers, saison 6 (1968-1969), dont les scénaristes Brian Clemens et Terry Nation. Film de tension ayant retenu les leçons d’Alfred Hitchock, And Soon the Darkness possède la singularité d’être d’un film de terreur anglais tourné en partie dans la campagne française du Loiret et du Loir-et-Cher. Aux côtés de l’actrice britannique Pamela Franklin (Les Innocents de Jack Clayton, 1961), tête d’affiche, le casting hérite de la participation épisodique de quelques acteurs français dont Jean Carmet. L’argument est simplissime : deux jolies filles voyagent à bicyclette, l’une blonde Cathy (Michele Dotrice) disparaît, l’autre, brune Jane, enquête, confrontée à un pays où les personnes ne parlent pas anglais et où Paul (Sandor Elès), un mystérieux individu, semble un suspect tout trouvé. Le reste n’est affaire que d’interprétation, assez bien assurée par les actrices, et de mise en scène volontiers ingénieuse de la part du futur auteur du cultissime L’Abominable Dr Phibes (1971). Échec public mais succès critique, le film mérite d’être reconsidéré pour son traitement étonnant qui réussit à faire surgir la peur de la banalité des paysages ensoleillés et des gens ordinaires rencontrés. L’essentiel de l’action se passe sur un tronçon limité de route de campagne entre un bosquet fatidique et une maison étouffante de gendarme. En version originale, la seule recommandable, l’isolement de l’héroïne est carrément accentué par ses rencontres de gens ne s’exprimant qu’en français (non traduit) qu’elle ne parle pas. Sans aucun des artifices classiques du genre, And Soon the Darkness suscite parfaitement l’inquiétude ressentie par Jane et la présence invisible d’un éventuel tueur dont on sait qu’il a déjà œuvré autrefois dans les parages. Et cette terreur sourde ne s’arrange vraiment pas avec les rencontres de personnes du cru dont l’étrangeté amplifie l’angoisse de la jeune héroïne : l’efficacité redoutable de la mise en scène réussit parfaitement, annonçant la veine des slashers, à faire exister la menace d’un tueur psychopathe très mystérieux. Une belle surprise pour les fans du genre.

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Fright Note artistique :etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile demi rougeetoile grise (3,5/5)

Il est admis que Fright de Peter Collinson est le premier film du sous-genre baby-sitter dans la catégorie du film d’épouvante. L’histoire, écrite par Portes Tudor, est classique : Amanda (Susan George), une jeune et jolie garde d’enfant, est terrorisée, dans une maison isolée, par la menace d’un psychopathe. L’essentiel de l’action est un huis-clos dans une bâtisse plutôt sinistre dont les divers éléments (escalier, porte, jardin, fenêtres, etc.) sont autant de prétextes de mise en scène pour susciter la peur. Le film se démarque de la série B à petit budget en privilégiant la montée de la terreur à la façon d’un thriller plutôt que de tomber dans le Grand Guignol. La réalisation de Peter Collinson est savamment secondée par la photographie d’Ian Wilson qui ne se prive pas d’utiliser constamment les avantages dramatiques de la profondeur de champ. Typé années 70, Fright profite de la liberté artistique d’alors pour quelques plans sexy (Amanda semi-dévêtue) et scènes audacieuses (viol). Mais on retiendra surtout l’excellente prestation des comédiens : Susan George est parfaite en jeune-fille terrorisée, Honor Blackman (future Pussy Galore chez James Bond) est très convaincante en maman déterminée et Ian Bannen parvient à ne pas caricaturer son rôle de déséquilibré. Il convient de saluer la participation du très jeune Tara Collinson, le fils du réalisateur, dans le rôle pas toujours évident de l’enfant. Très efficace, Fright démontre l’aisance du cinéma britannique dans la veine gothique et le décor de la lugubre maison où se déroule l’intrigue aurait été parfaitement approprié dans un film de la Hammer Productions. Thriller impeccable, dont les éclairages et la bande sonore accroissent l’atmosphère angoissante, Fright devance clairement Halloween (1978) dont il est manifestement (consciemment ou non) le modèle. Inquiétant.

 

Blu ray And Soon The Darknesst Fright

Commentaire technique

Image : copies HD, Master restaurés, très bonne définition, léger grain argentique (tournages en 35 mm), images propres sans défaut, excellente gestion des contrastes, étalonnages naturalistes, colorimétries chaudes, tons saturés

Son : mixages anglais 2.0 monophoniques, dynamiques, sans distorsion ni souffle ou craquements, dialogues très clairs, bien équilibrés avec les ambiances, bonne mise en valeur des musiques de Laurie Johnson (1) et Harry Robinson (2) ; seul And Soon the Darkness dispose d’une VF mais comme le film joue sur le voyage de britanniques en France, la version doublée s’avère très artificielle et guère convaincante

Notre avis

Image : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile grise(4/5)
Mixages sonores : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile demi bleueetoile grise(3,5/5)
Bonus : etoile rougeetoile rougeetoile demi rougeetoile griseetoile grise(2,5/5)
Packaging : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile griseetoile grise(3/5)

IMDb
And Soon the Darkness : https://www.imdb.com/title/tt0065398/
Fright : https://www.imdb.com/title/tt0067119/

 

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