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Le coavionnage ou aérostop : du covoiturage, mais en avion… avec risque d'illégalité

Coavionage wingly

Avec des accents participatifs et parfois solidaires, les sites de partages de services entre particuliers abordent des domaines de plus en plus nombreux. Le coavionnage, ou aérostop, c’est comme le Blablacar des airs, pour des voyages beaucoup plus majestueux...

Sauter dans un avion, aussi facile que faire du covoiturage ?

La France compte plus de 45 000 pilotes qui disposent d’appareils légers de type jet privé ou petit avion et peuvent potentiellement profiter des 400 aérodromes de la métropole. L’aéronautique étant une passion plutôt onéreuse, nombreux sont les amateurs qui se raviraient de partager leurs coûts en échange de quelques places à bord.
Monté par un particulier en 2003, le site Aérostop fonctionne comme un site de petites annonces gratuites. La transaction se fait une fois le contact pris entre l’éventuel passager et le pilote sans aucune commission ni participation des administrateurs du site. Dans un autre style, Wingly, Coavmi ou Off We Fly ressemblent plutôt aux sites participatifs de location d’habitation. Les pilotes doivent s’enregistrer et les passagers demandent des places selon les trajets proposés en attendant confirmation du vol. Le paiement se fait ensuite sur la plateforme et les utilisateurs peuvent noter leurs pilotes après coup. Des vols partagés qui restent ciblés sur certaines destinations et en petit nombre, mais dont le prix (à partir de 50 € pour les petits trajets) est bien inférieur à ce que à quoi on pourrait s’attendre pour voler.
Si l’avion est un moyen de transport rapide, mieux vaut réserver le coavionnage à des activités de loisir, loin des impératifs pro. Car en effet, la météo peut faire annuler voire dérouter les vols des petits avions ou jets, qui sont bien plus dépendants des aléas du temps que les avions de ligne des compagnies commerciales.

coavionnage wingly

Et la loi dans tout ça ?

La loi impose que le coavionnage se limite à des transactions entre particuliers pour des vols déjà prévus par le pilote de maximum six passagers, dont la participation financière doit se limiter strictement aux coûts directs du vol. Il s’agit là du carburant, des taxes d’atterrissage ou le cas échéant des frais de location. Cependant, la mise en relation via internet entre pilotes et passagers remettrait en cause la nature privée du transport et de la transaction. Cela pourrait le faire soumettre par les autorités à la même réglementation que celle des compagnies commerciales. C’est ce qui est advenu aux Etats-Unis où le coavionnage est désormais en sursis, et ce qui risque d’arriver en France suite aux orientations de la Direction Générale de l’Aviation Civile. Celle-ci estime en effet que le cadre actuel en terme de sécurité, d’assurances et de garantie du caractère strictement privé des transactions est insuffisant. Elle souhaite donc exiger des pilotes une licence spéciale, et un certificat de transporteur aérien aux plateformes de mise en relation avec les passagers. Face à quoi les créateurs des principales startups concernées ont lancé une pétition « pour ne pas couper les ailes du coavionnage ». Compte tenu du prix et des difficultés pour obtenir de tels permis, les plateformes, si elles ne portent l’affaire devant la justice, risquent de disparaître.

Plus d'infos dans l'articles des Echos : Le sites de coavionnage frappés d'interdit en France

Un marché attractif pour les entreprises de transport aérien

Parallèlement, de nombreux jets opérés par des sociétés effectuent des vols de positionnement durant lesquels il est possible de transporter des passagers à moindre coût plutôt qu’à vide. Ainsi, le site Cojetage a été créé par les entrepreneurs de la compagnie Wijet, partenaire d’Air France. Ce site, qui a notamment fait parler de lui pendant les grèves à Air France, propose des trajets opérés par des compagnies de jet privé, que l’on peut réserver via une application mobile. D’autres sites comme Aerobuzz, font le parallèle entre les nouvelles réglementations sur le coavionage et une éventuelle collaboration entre Airbus et Uber.

Si la réglementation pourrait bientôt mettre fin aux plateformes de coavionnage, l’idée de partager son avion a maintenant été largement diffusée et l’avenir dira si les happy first à avoir pu en profiter se changeront ou non en happy few.

Liens utiles :
http://aerostop.free.fr/aerostop_v2/
https://www.cojetage.com/
https://fr.wingly.io/
http://offwefly.eu/
http://coavmi.com/

 


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