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La Fille du bois maudit : la splendeur du Technicolor trichrome (en Blu-ray et DVD)

Blu ray La Fille du bois maudit 00

Note artistique : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile demi rougeetoile grise(3,5/5)

Synopsis

Dans la petite ville de Lonesome Pine, les Tolliver et les Falin se livrent une lutte sans merci depuis des centaines d'années. Jack Hale, un ingénieur, vient construire une voie ferrée qui traversera la ville. Pensant avoir trouvé un terrain d'entente entre les deux parties, il va se rendre compte que la moindre étincelle peut raviver la flamme de la haine…

• Titre original : The Trail of the Lonesome Pine
• Support testé : Blu-ray
• Genre : drame, western
• Année : 1936
• Réalisation : Henry Hathaway
• Casting : Sylvia Sidney, Fred MacMurray, Henry Fonda, Fred Stone, Nigel Bruce, Beulah Bondi, Robert Barrat, George 'Spanky' McFarland
• Durée : 1 h 39 mn 35
• Format vidéo : 16/9
• Format ciné : 1,37/1
• Sous-titrage : français, anglais
• Pistes sonores : DTS-HD MA 2.0 monophonique anglais, français
• Bonus : jaquette réversible - combo avec le Blu-ray (99 mn 35) et le DVD du film (95 mn 30) - livret collector « Redécouvrir Henry Hathaway » par Denis Rossano (24 pages)
• Bonus sur le Blu-ray : le film par Justin Kwedi (2022, 21mn 58) - bande annonce d'époque (VOST, 3 mn 27 Noir et Blanc) - 4 bandes annonces de la collection
• Éditeur : Elephant Films

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Commentaire artistique

The Trail of the Lonesome Pine (Le sentier du pin solitaire), titré en VF La Fille du bois maudit, est adapté d’un roman de John Fox Jr. déjà filmé en 1914, 1916 (Cecil B. DeMille) et 1923. Il a été réalisé en 1936 par Henry Hathaway, cinéaste connu pour son éclectisme (westerns, aventures, films noirs, drames) et souvent décrié à tort (cf. livret). L’année qui précède, il a réalisé deux longs métrages réputés : Les Trois lanciers du Bengale et Peter Ibbetson. Son penchant pour les films en couleurs s’exprime clairement avec La Fille du bois maudit qui sera le premier film tourné en extérieurs (Big Bear Lake en Californie) à inaugurer le procédé Technicolor trichrome inventé par Herbert Kalmus, dont l’ex-épouse Natalie est créditée au générique comme « superviseur technique ». Si la palette du film est surtout dans les magentas, hormis la végétation et le tailleur vert porté par Sylvia Sidney, cette gamme chromatique limitée s’explique en partie par l’héritage des tournages en noir et blanc privilégiant les costumes et les décors dans les bruns et les gris. À noter que les couleurs très saturées qui ont fait la réputation du (vrai) Technicolor sont ici peu appuyées et plutôt bien nuancées (chairs) selon la volonté du réalisateur. Située dans les paysages boisés du Kentucky, l’intrigue de La Fille du bois maudit est fondée sur la sempiternelle lutte entre deux clans, un argument dramatique bien usé depuis Shakespeare. Ente les Tolliver et les Falin, deux familles irréductibles de machistes et d’arriérés, une romance va bientôt contrecarrer l’avenir tout tracé de la jeune et jolie June Tolliver (Syvia Sidney), destinée à épouser son cousin Dave (Henry Fonda), lorsqu’un fringant ingénieur Jack Hale (David MacMurray) entre en lice. Avec Jack, c’est la modernité de la ville qui arrive dans cette contrée perdue, et ses manières brillantes vont impressionner la jeune femme et son petit frère Buddie (George McFarland). Mais le drame menace la romance et le film sombre dans un mélo attendrissant pétri de stéréotypes, qui évite cependant le pathos excessif grâce à la qualité des acteurs. Certains sont en début de carrière, comme Henri Fonda plutôt expressif en Tolliver têtu mais capable d’évolution, d’autres sont plus confirmés, comme Sylvia Sidney, grande star du moment, Beulah Bondi (Melissa), Nigel Bruce (Thurber) et l’étonnant acteur-chanteur Fuzzy Knight (Tater). La mise en scène ne manque pas de virtuosité (surtout quand on connaît la monstruosité des caméras Technicolor trichrome), jouant sur les espaces et la profondeur de champ. Son usage intelligent du Technicolor (même si Graham Greene y voit une mauvaise image de carte-postale) va montrer la voie de l’apport de la couleur dans le processus créatif cinématographique. La Fille du bois maudit est un pseudo-western formellement précurseur à ne pas manquer.

 

Blu ray La Fille du bois maudit

Commentaire technique

Image : copie HD, bonne définition globale mais piqué parfois mis en défaut par un alignement défectueux des trois images du procédé Technicolor, texture argentique plutôt discrète et homogène (tournage en 35 mm Technicolor trichrome, Master Format 2K), image assez propre sauf quelques points blancs, excellente gestion des contrastes sans excès de densité, noirs soutenus, étalonnage naturaliste chaud, colorimétrie aux teintes nuancées et tons semi saturés selon le souhait du réalisateur

Son : mixage anglais 2.0 monophonique, dialogues clairs mais affectés par un léger souffle constant, bonne dynamique sur les ambiances et la musique remarquée (nommée aux Oscars), haut du spectre limité ; VF 2.0 monophonique, claire, légers défauts et souffle, doublage ancien aux voix un peu caverneuses, aigus saturés

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Notre avis

Image : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile grise(4/5)
Mixages sonores : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile griseetoile grise(3/5)
Bonus : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile griseetoile grise(3/5)
Packaging : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile griseetoile grise(3/5)

IMDb : https://www.imdb.com/title/tt0028401/

 

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