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Mourir peut attendre 4K : la fin mélancolique du cycle Daniel Craig (en UHD, Blu-ray, DVD et VOD)

UHD Mourir peut attendre 00

Note artistique : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile griseetoile grise(3/5).

Synopsis :

James Bond a quitté les services secrets et coule des jours heureux en Jamaïque. Mais sa tranquillité est de courte durée car son vieil ami Felix Leiter de la CIA débarque pour solliciter son aide : il s'agit de sauver un scientifique qui vient d'être kidnappé. Mais la mission se révèle bien plus dangereuse que prévu et Bond se retrouve aux trousses d'un mystérieux ennemi détenant de redoutables armes technologiques…

• Titre original : No Time to Die
• Support testé : UHD
• Genre : action, espionnage
• Année : 2021
• Réalisation : Cary Joji Fukunaga
• Casting : Daniel Craig, Léa Seydoux, Rami Malek, Lashana Lynch, Ralph Fiennes, Ben Whishaw, Naomie Harris, Rory Kinnear, Jeffrey Wright, Billy Magnussen, Christoph Waltz
• Durée : 2 h 43 mn 33
• Format vidéo : 16/9
• Format ciné : 2,39/1 (HR10, Dolby Vision)
• Sous-titrage : français, castillan, néerlandais, grec, tchèque
• Pistes sonores sur l’UHD : Dolby Atmos (TrueHD 7.1) anglais - Dolby Digital Plus 7.1 français, tchèque
• Pistes sonores sur le Blu-ray : Dolby Atmos (TrueHD 7.1) anglais - Dolby Digital Plus 7.1 français, castillan
• Bonus : combo avec le l’UHD et le Blu-ray du film
• Bonus en VOST sur l’UHD : anatomie d'une scène : Matera (11 mn 32) - les scènes d'action (6 mn 15) - Bond autour du monde (7 mn 50) - le style Bond (11 mn 04) - Être James Bond (exclusivité UHD, 46 mn 39)
• Éditeur : MGM/United Artists

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Commentaire artistique

Filmé sur pellicule (35 et 65 mm), en Italie à Matera, à la Jamaïque, en Norvège et en Ecosse, par Linus Sandgren, qui surprend par ses choix esthétiques, Mourir peut attendre est le 25ème film de la saga James Bond. Pour la dernière fois, Daniel Craig incarne l’agent 007, personnage qu’il a interprété dans les quatre films précédents depuis 2006. Cette nouvelle aventure innove en démarrant avec une séquence prégénérique intégrée à l’action et se termine sur une note mélancolique (avec la chanson finale de Louis Armstrong tirée du James Bond de 1969) et pessimiste qui a divisé les fans de la saga mais qui est tempérée par le carton final habituel «James Bond will return». Coécrit et réalisé, en remplacement de Danny Boyle, par Cary Joji Fukunaga, Mourir peut attendre répond aux attentes des connaisseurs en ne négligeant aucun des codes obligés comme la fameuse Aston martin DB5 customisée par Q, le célèbre cocktail, la phrase favorite du héros, les scènes mouvementées dispersées dans tous les coins de la planète, les protagonistes habituels : M (Ralph Fiennes), Q (Ben Whishaw), Moneypenny (Naomie Harris) et la James Bond Girl de service, incarnée cette fois-ci, trop rapidement, par la sexy Anna de Armas, etc. La bande originale composée par Hans Zimmer inclue les thèmes musicaux familiers de la saga et le générique, toujours aussi visuellement sophistiqué conçu par Daniel Kleinman, est chanté par Billie Eilish. Pour ce film excessivement long, si le lien avec l’aventure précédente fait revenir certains personnages comme Madeleine Swann (Léa Seydoux), Félix Leiter (Jeffrey Wright) ou Blofeld (Christopher Waltz), les nouveautés scénaristiques sont de rigueur : Bond à la retraite remplacé par un nouvel agent 007 (Lashana Lynch), caractérisation d’un nouveau méchant au nom édifiant de Lyutsifer Satin (Rami Malek), arme biologique de pointe «Héraklès» à base de nanorobots et d’ADN, nouvelle voiture Aston Martin Valhalla. Mourir peut attendre ne déroge pas aux aventures antérieures : beaucoup d’action pour une histoire jamais crédible (sauver le monde) mais fortement divertissante, gadgets, véhicules d’exceptions, destructions en tout genre… et le film tient ses promesses même si il aurait grandement gagné à être plus concis. Côté action, l’objectif est rempli, côté émotion, la romance a su mal à s’installer avec ce James Bond monolithique plus enclin à se battre qu’à roucouler. La dimension filiale et familiale que semble vouloir développer cette aventure, pour mieux approcher l’humanité du héros sans doute, a bien du mal à convaincre. Quant au personnage de Nomi, nouvelle agente 007, son statut d’héroïne noire est très ambigu, car elle est largement dominée par le charisme et la puissance de l’omniprésent héros blanc. Pour son dernier Bond, Daniel Craig, qui avait débuté par le mémorable Casino Royale, aura eu droit à une mission fertile en action mais dont la fibre romanesque n’est guère probante : une fin de cycle nostalgique, hélas très alanguie par l’étirement excessif de son intrigue et par son trop grand formalisme propre aux blockbusters hollywoodiens.

 

UHD Mourir peut attendre

Commentaire technique

Image : copie UHD, définition excellente et piqué remarquable sur les détails, texture argentique homogène et précision sans grande variation malgré le panachage des sources (tournage en 35 et 65 mm avec caméras Arriflex 235, 435, 764, IMAX MKIV et MSM 9802, Panavision 65 HR, Panaflex Millenium XL2 et System 65 Studio, Master Format 4K), gestion HDR sans faille des contrastes avec des scènes superbement lumineuses (Italie, Cuba…) et des basses lumières riches en information, noirs denses, étalonnage chatoyant chaud, colorimétrie vive, un peu factice (Italie) dû aux choix particulier du directeur de la photographie Linus Sandgren, teintes riches et nuancées en HDR, tons saturés, compression irréprochable

Son : mixage anglais Dolby Atmos, dialogues très clairs et équilibrés au centre, dynamique extrême sur les scènes d’action (véhicules, tirs) et la musique énergique d’Hans Zimmer, spatialisation spectaculairement immersive avec une dispersion sonore à 360° sur tous les surrounds, les canaux de hauteur apportent une amplitude supplémentaire générale et même, très ponctuellement, sur quelques dialogues, LFE solide et très efficace ; la VF ne bénéficie pas du codage Atmos mais ne se défend pas trop mal en 7.1, doublage soigné (Léa Seydoux), bonne dynamique, dialogues clairs mais voix plus artificielles et espace sonore plus étriqué, LFE efficace

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Notre avis

Image : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rouge(5/5)
Mixages sonores : VO etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile bleue (5/5) VF etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile grise (4/5)
Bonus : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile griseetoile grise(3/5)
Packaging : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile griseetoile grise(3/5)

IMDb : https://www.imdb.com/title/tt2382320/

 

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