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Pandora : un classique formellement incomparable (en Blu-ray et DVD)

Blu ray Pandora 000

Note artistique : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile grise(4/5)

Synopsis

À Esperanza, un village de la côte espagnole, Pandora, une jeune Américaine, est indifférente aux riches prétendants qui la courtisent. Après avoir finalement accepté d'épouser un coureur automobile, elle rencontre le propriétaire d'un yacht, Hendrick Van der Zee, qui n'est autre que le Hollandais Volant de la légende, condamné à errer sur les mers et à ne redevenir humain que six mois tous les sept ans. Or, sa malédiction ne sera levée que s'il rencontre une femme qui, par amour, acceptera de mourir pour lui…

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• Titre original : Pandora and the Flying Dutchman
• Support testé : Blu-ray
• Genre : fantastique
• Année : 1951
• Réalisation : Albert Lewin
• Casting : Ava Gardner, James Mason, Nigel Patrick, Sheila Sim, Harold Warrender, Mario Cabré, Marius Goring, John Laurie
• Durée : 2 h 04 mn 05
• Format vidéo : 16/9
• Format ciné : 1,37/1
• Sous-titrage : français
• Pistes sonores : DTS-HD MA 5.1 anglais - DTS-HD MA 1.0 monophonique anglais, français
• Bonus : coffret Ultra Collector n° 20 avec un visuel exclusif créé par Stephen Millership et un livre « Pandora » écrit par Patrick Brion de 160 pages incluant 50 photographies et de nombreuses archives rares
• Bonus : Un rêve de cinéma, retour sur le film (6 mn 31, réalisation Denis Ravasio) - Jack Cardiff ouvre la boîte de Pandore, souvenirs de tournage (2001, 12 mn 08, réalisation Yves Montmayeur) - Le Torero de Cordoue, film d'actualité évoquant le torero Manuel « Manolete » Rodríguez (VOST, El Torero de Cordoba, 17 mn 26) - ouverture alternative (HD, 2 mn 24) - la restauration (HD, 4 mn 54) - bande annonce originale (VOST, 2 mn 01) - bande annonce présentée par Hedda Hopper (VOST, 2 mn 58) - bande annonce de la restauration (HD, VOST, 0 mn 54)

Commentaire artistique

Ce coffret Ultra Collector n° 20, consacré à Pandora, film d’Albert Lewin de 1951, possède un visuel exclusif créé par Stephen Millership et un livre « Pandora » écrit par Patrick Brion. Ce film singulier est issu de la rencontre entre un intellectuel d’Hollywood, Albert Lewin, et une actrice montante, Ava Gardner, dont la beauté saisissante, filmée par Jack Cardiff, suffira à rendre cette production impérissable. Si le film est désormais salué comme un classique, fusion fascinante de romantisme lyrique et de surréalisme, il a été pourtant qualifié à sa sortie de tous les noms : film d’horreur, ineptie de poids, navet international, désinvolture pour le cinéma, etc. Ces réactions confirment les impressions que suscite Pandora, une production américaine éloignée du cadre hollywoodien, tournée à Londres (Studios de Shepperton) et en Espagne (Tossa del Mar) sur un scénario très ambigu d’Albert Lewin. Féru de peinture et ponte à la MGM, ami et employé d’Irving Thalberg, l’auteur aux goûts éclectiques va imaginer une histoire semi-onirique qui mêle, selon une romance morbide, la légende du capitaine du Hollandais Volant, condamné à errer éternellement sur son bateau avec son équipage fantôme, et la personnalité trouble d’une femme fatale, Pandora. Tout en reprenant des idées qui avaient assuré le succès de son film précédent, Le Portrait de Dorian Gray (1945), comme la citation d’Omar Khayyam, la profondeur de champ et la voix off, Albert Lewin réalise son film en esthète, plus soucieux de la beauté des images en Technicolor et de l’atmosphère d’étrangeté des séquences, que de logique dans la narration ou du naturalisme de ses personnages. Il est question de peinture, d’antiquités, de flamenco, de course de voitures et de corrida tout au long de cet extraordinaire tourbillon d’émotions. Pandora est un film surprenant qui ne peut satisfaire l’esprit cartésien et doit se déguster comme une œuvre d’art personnelle et irrationnelle combinant l’usage appuyé des symboles (sablier, échiquier) et les séquences chimériques (charleston sur la plage). Tout le film est dominé par la photogénie impressionnante d’Ava Gardner, alors dans la trentaine et en pleine liaison avec Frank Sinatra. La séduction de l’actrice, à son apogée, se prolongera en 1954 dans un autre film majeur, La Comtesse aux pieds nus. Le rôle d’Hendrick Van der Zee, le Hollandais volant, est tenu par James Mason qui avouera avoir été déçu par son ami réalisateur et le résultat final, mais, avec sa voix inimitable, il compose néanmoins un capitaine fantôme, peintre et amoureux, tout à fait décent. Pour le personnage du toréador, c’est Mario Cabré, matador professionnel, qui est engagé bien que ne parlant pas l’anglais : son jeu manque hélas de charisme. Malgré une mise en scène trop formaliste et un scénario peu cohérent, la très belle photographie de Jack Cardiff, en dépit de quelques effets décalés (nuit américaine), et la beauté d’Ava Gardner, expliquent la place à part que Pandora possède dans le cinéma. Son surréalisme poétique, réellement fascinant, est parfaitement mis en valeur par cette nouvelle version restaurée. Bercé par la partition d'Alan Rawsthorne et l’interprétation de «How Am I to Know ?» d’Ava Gardner, Pandora demeure assurément un film incomparable à ne pas négliger.

 

Blu ray Pandora

Commentaire technique

Restauration en 2019 par la George Eastman House et The Douris Corp financée par The Film Foundation, le Festival du Film de Rome et le Fonds Culturel Franco-Américain. Pour la restauration, la correction des couleurs et le nettoyage numérique ont été effectués au Eastman Museum. Ce nouvel étalonnage couleurs a utilisé comme référence une copie «dye-transfer» de la collection de Martin Scorsese et une copie 16 mm IB Technicolor afin d’obtenir le rendu parfait d’une copie originale sans utilisation d’aucun procédé numérique

Image : copie HD, nouvelle restauration 4K, très belle définition et bon piqué mais grain argentique respecté (tournage en 35 mm, Master Format 2019 4K), très bon rendu des contrastes qui restituent les éclairages étranges (dont une « nuit américaine ») du directeur photo Jack Cardiff, étalonnage chaud somptueux, colorimétrie extrêmement saturée du Technicolor, teintes vives, tons denses, image très propre et stabilisée

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Son : mixage anglais 5.1 (remix car le film est monophonique à l’origine), dialogues très clairs au centre, bonne dynamique sans distorsion ou souffle, pas de résonnance, spatialisation très mesurée qui ne distille que très modérément les effets surrounds (bruits de la mer, course automobile), musique d'Alan Rawsthorne; VF 2.0 monophonique, claire, datée mais avec des voix de doublage connues, bonne dynamique, moins convaincante que la VO en l’absence des timbres particuliers des voix d’Ava Gardner et de James Mason

Notre avis

Image : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile grise(4/5)
Mixages sonores : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile demi bleueetoile grise(3,5/5)
Bonus : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile grise(4/5)
Packaging : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile grise(4/5)

IMDb : https://www.imdb.com/title/tt0043899/

 

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