Waterworld 4K : un blockbuster mésestimé à reconsidérer en très haute définition (en UHD et Blu-ray)

UHD Waterworld 00

Note artistique : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile demi rougeetoile grise(3,5/5)

Synopsis

Dans le futur où les océans ont recouvert la majeure partie des terres, une poignée de survivants s'efforce de trouver une contrée mythique, Dryland synonyme de terre ferme…

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• Titre original : Waterworld
• Support testé : UHD
• Genre : science-fiction, aventure
• Année : 1995
• Réalisation : Kevin Reynolds
• Casting : Kevin Costner, Dennis Hopper, Jeanne Tripplehorn, Tina Majorino, Michael Jeter
• Durée : 2 h 15 mn 09 (version cinéma) - 2 h 56 mn 01 (version longue)
• Format vidéo : 16/9
• Format ciné : 1,85/1 (HDR 10)
• Sous-titrage : français, mandarin, danois, néerlandais, finlandais, grec, hongrois, coréen, norvégien, polonais, roumain, russe, suédois, anglais
• Pistes sonores sur l'UHD : DTS X anglais - DTS 5.1 français - DTS 2.0 mono russe
• Pistes sonores sur le Blu-ray : DTS-HD MA 5.1 anglais - DTS 5.1 français, allemand, italien, espagnol
• Bonus : boitier combo UHD/Blu-ray SteelBook avec choix de la version longue ou cinéma
• Éditeur : Universal Pictures France

Commentaire artistique

Disons-le d’emblée, contrairement à ce qui a été souvent martelé, Waterworld n’est pas un désastre financier (il a même rapporté des bénéfices) et c’est un bon blockbuster d’aventures qui en vaut bien d’autres dans le genre ! Cette nouvelle édition UHD, techniquement plaisante, est dépourvue de bonus, hormis la version longue « européenne » mais il ne faudra pas compter sur la version américaine dite Ulysse Cut. Cela dit, nous préférons parler ici de la version cinéma qui est la plus rythmée et la moins bavarde en comparaison de ces versions allongées : lorsqu’on considère l’argument du scénario, pour lequel tout le monde sait bien qu’il s’agit d’une adaptation aquatique de Mad Max (1979), ce ne sont pas les questionnements existentiels des protagonistes qui vont transformer Waterworld en film d’auteur. La version cinéma est clairement plus captivante avec ses innombrables scènes d’action qui s’enchaînent sans temps mort et sans que le message écologique prémonitoire (la fonte des pôles) ne soit diminué. On sait que l’aventure de la production et du tournage s’est révélée fertile en péripéties et l’on regrette ici vivement l’absence du documentaire exceptionnel réalisé par Daniel Griffith à propos du tournage : Maelstrom: The Odyssey of Waterworld (2018). Conçu au départ comme un film familial, le scénario a été réécrit dans un sens post-apocalyptique inspiré de la saga Mad Max avec un héros mutant. Si l’histoire ne convainc pas les cinéastes contactés, elle séduit Kevin Costner. Ce sera finalement Kevin Reynolds, malgré la mésentente avec l’acteur durant le tournage de Robin des Bois, prince des voleurs (1991), qui acceptera de diriger la star dans un film semé d’embuches financières, techniques et artistiques. Photographié à Hawaï avec un vrai sens épique par Dean Semler, Waterworld est une véritable épopée car filmer en pleine mer plutôt qu’en studio est très compliqué. Les difficultés de la météo, une mauvaise préparation logistique, les modifications multiples du scénario et l’arrivée tardive de Dennis Hooper pour jouer le Diacre aggravèrent un tournage chaotique de neuf mois. À sa sortie le film ne rencontre pas le succès colossal attendu mais finira par rentrer dans ses fonds. Il faut dire que construire une « île » flottante et fortifiée de 1000 tonnes dans l’océan et affréter une armada de trente navires était un pari risqué : le résultat à l’écran est probant et ne génère aucun ennui. Pour bien apprécier Waterworld, il faut l’appréhender pour ce qu’il est : un divertissement sans prétention misant sur l’action et le spectacle. Dans ces conditions les prestations démonstratives de Kevin Costner en mutant taiseux et égoïste, doté d’ouïes et de pieds palmés, de Jeanne Tripplehorn assurant la présence féminine sexy et de Dennis Hopper en méchant de pacotille sont tout à fait adaptées, sans oublier la petite Tina Majorino, âgée de dix ans, qui excelle à interpréter une gamine effrontée clé de l'histoire. Vingt-cinq ans plus tard, Waterworld est un film qui n’a pas vieilli : ni ses décors, ni ses costumes, et encore moins son discours écologique (dont une piquante allusion à l’Exxon Valdez…), n’ont pris une ride et le divertissement est toujours au rendez-vous. Un film d’aventures aquatiques qu’on reverra avec plaisir dans sa nouvelle restauration 4K fort agréable à voir et à écouter.

 

UHD Waterworld

Commentaire technique

Image : copie UHD, nouveau Master 4K à partir d’un nouveau scan des négatifs d’origine approuvé par le directeur de la photographie du film, Dean Semler, excellente définition qui profite aux textures et aux gros plans, grain argentique discret et homogène (tournage en 35 mm avec diverses caméras Aaton, Arriflex et Panavision, Master Format 2019 4K), excellent contraste pour une image lumineuse et nuancée même en basse lumière (HDR), étalonnage chaud, colorimétrie chatoyante privilégiant les tons saturés ocres et le bleu de l’océan, à noter que les séquences rajoutées de la version longue n’atteignent pas tout à fait la qualité de la version cinéma

Son : mixage anglais DTS-X (remix) offrant des dialogues clairs et équilibrés, une excellente dynamique dont profitent les scènes d’action (tirs, explosions) et la musique survoltée de James Newton Howard, spatialisation ample, immersive (clapotement de l’eau), parfois spectaculaire avec un usage très efficace des canaux de hauteur (réverbération des explosions) et des LFE ; VF 5.1 non « lossless » soignée, dynamique, mais nettement plus étriquée

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Notre avis

Image : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile demi rouge(4,5/5)
Mixages sonores : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile demi bleue(4,5/5)
Bonus : film en version longue etoile rougeetoile rougeetoile demi rougeetoile griseetoile grise(2,5/5)
Packaging : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile demi bleueetoile grise(3,5/5)

IMDb : https://www.imdb.com/title/tt0114898/

 

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