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Spasmo : un « giallo » insolite et inventif (en Blu-ray et DVD)

Blu ray Spasmo 00

Note artistique : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile griseetoile grise(3/5)

Synopsis

Playboy et fils d'un riche industriel décédé, Christian tombe sous le charme de Barbara, une jeune et jolie femme qu'il découvre évanouie sur une plage. Lorsque, peu après, il la retrouve sur un yacht, celle-ci l'entraîne dans un maelström d'événements étranges et cruels, de meurtres et de faux-semblants. Avec le sentiment d'être pris au piège d'une gigantesque toile d'araignée, Christian croit trouver la clef de l'énigme en se faisant passer pour mort, y compris auprès de son propre frère…

• Titre original : Spasmo
• Support testé : Blu-ray
• Genre : thriller
• Année : 1974
• Réalisation : Umberto Lenzi
• Casting : Robert Hoffmann, Suzy Kendall, Ivan Rassimov, Adolfo Lastretti, Franco Silva, Mario Erpichini, Maria Pia Conte, Luigi Antonio Guerra
• Durée : 1 h 34 mn 02
• Format vidéo : 16/9
• Format ciné : 2,35/1 (Technospes)
• Sous-titrage : français
• Pistes sonores : DTS-HD MA 2.0 anglais, français
• Bonus : entretien avec le réalisateur Umberto Lenzi (2007, 15 mn 41) - Questions / Réponses du réalisateur au Festival du film fantastique de Manchester 2013 (23 mn 46) - bande annonce originale (3 mn 16)
• Éditeur : BQHL Éditions

Commentaire artistique

Initialement prévu pour être dirigé par Lucio Fulci, Spasmo a été coécrit et réalisé par Umberto Lenzi. Ce film appartient au courant du giallo, genre de film policier particulier qui se développe dans le cinéma italien des années 60 avec les films de Mario Bava et, déjà, un premier film d’Umberto Lenzi. L’apogée du genre se situe néanmoins au début des années 70 avec une pléthore de films sanglants mêlant psychopathes, musique typée et jeunes femmes largement dévêtues. Umberto Lenzi, disparu en 2017, est un cinéaste italien prolifique qui signa de nombreux gialli, dont trois avec son actrice fétiche Caroll Baker. Spasmo, comme le révèle le cinéaste lui-même (cf. bonus de 2007) est comme une parenthèse au sein du genre puisque les deux composantes principales : l’hémoglobine largement répandue (George Romero aurait tourné des scènes sanglantes supplémentaires pour la version distribuée aux USA, un procédé qu’Umberto Lenzi semble ignorer et qu’il condamne fermement) et les scènes érotiques. Il faut néanmoins reconnaître que le cinéaste-scénariste n’est pas à court d’imagination : son psychopathe sera un fétichiste de poupées gonflables fortement sexuée… et objets de tortures en tout genre ! L’intrigue qu’il a filmée est d’ailleurs riche en scènes fidèles à l’esthétique clinquante du giallo mais, le cinéaste l’assure (cf. bonus), ce sont les complexités psychologiques qui ont guidé avant tout l’écriture du sujet et la description de caractères particuliers proches de l’aliénation. La narration efficace est développée sur le mode du thriller, en version slasher atténué, dans la lignée d’une tension psychique façon Plein Soleil (1960) de René Clément (cf. bonus) bien que le déroulé du récit ne soit pas toujours très pertinent et souvent passablement embrouillé, voire confus, à cause d’un montage heurté que certains décryptent comme un effet de style. L’argument psychiatrique revendiqué et l’ambition de tendre vers une critique sociale de la jet-set ont bien du mal à émerger dans ce film à suspense qui peine à donner consistance à son psycho-killer. Le casting est plutôt éclectique : si l’autrichien Robert Hoffman manque de présence, les acteurs italiens, Ivan Rassimov et Adolfo Lastretti, incarnent avec abattage deux suspects insolites. Côté féminin, l’actrice britannique Suzy Kendall, sexy mais pas très crédible, les italiennes Maria Pia Conte et Monica Monet, au visage très expressif, assurent leur rôle de séduisantes victimes potentielles. Produit semble-il avec un budget serré, Spasmo ne déclencha pas l’enthousiasme à sa sortie mais il convient de lui reconnaître une certaine inventivité grâce à une réalisation plutôt personnelle qui n’hésita pas à intégrer, en les détournant adroitement, les clichés habituels. La place dans le genre de ce film est d’autant plus intéressante qu’il a été tourné à une époque charnière, lorsque le giallo amorçait son déclin concurrencé par de nouvelles formes encore plus violentes de cinéma. Surprenant et ingénieux.

 

Blu ray Spasmo

Commentaire technique

Image : copie HD, image propre avec du piqué et une excellente définition, grain argentique très discret, très bon contraste, image lumineuse, étalonnage chatoyant, colorimétrie chaude aux teintes vives et tons saturés

Son : mixage monophonique 2.0 anglais non « lossless » (hélas pas d’italien proposé comme sur le blu-ray américain), dialogues clairs, équilibrés, dynamique variable mais bien adaptée à la partition d’Ennio Morricone, des défauts notamment des craquements sont omniprésents, sons légèrement métalliques ; VO 2.0 monophonique non « lossless », doublage ancien, voix trop détachées des ambiances, totalement artificielles

Notre avis

Image : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile grise(4/5)
Mixages sonores : etoile bleueetoile bleueetoile demi bleueetoile griseetoile grise(2,5/5)
Bonus : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile griseetoile grise(3/5)
Packaging : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile griseetoile grise(3/5)

IMDb : https://www.imdb.com/title/tt0072196/

 

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