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Le Crocodile de la mort : le psychopathe du Bayou (en Blu-ray et DVD)

Blu ray Le Crocofdile de la mort 00

Note artistique : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile griseetoile grise(3/5)

Synopsis

Dans la moiteur estivale de la Louisiane, un motel un peu glauque perdu à la lisière des marais… Son propriétaire, le pitoyable Judd, est le maître attentionné d'un animal de compagnie peu ordinaire : un « charmant »… crocodile ! Gardée dans un enclos, la bête se repaît des victimes qui s'égarent jusque dans l'antre du fou sanguinaire et maniaque sexuel qui sert de propriétaire au Starlight Hotel. Enfant, chien, prostituée, jusqu'à la jambe de son protecteur, gare à ce qui tombe sous la dent du monstre !

• Titre original : Eaten Alive
• Support testé : Blu-ray
• Genre : horreur
• Année : 1976
• Réalisation : Tobe Hooper
• Casting : Neville Brand, Mel Ferrer, Carolyn Jones, Marilyn Burns, William Finley, Stuart Whitman, Robert Englund, Roberta Collins
• Durée : 1 h 30 mn 52
• Format vidéo : 16/9
• Format ciné : 1,85/1
• Sous-titrage : français
• Pistes sonores : DTS-HD MA 1.0 monophonique anglais, français
• Bonus VOST : Créateur croquant, entretien avec Tobe Hooper (2007, The Gator Creator, 19 mn 38) - Moi, c'est Buck, entretien avec Robert Englund (2006, My Name is Buck, 15 mn 04) - 5 minutes avec Marilyn, entretien avec Marilyn Burns (2007, 5ive Minutes with Marilyn, 5 mn 18) - Le Boucher d'Elmendorf, retour sur le fait divers ayant inspiré le film, exclusivité Blu-ray (2006, The Butcher of Elmendorf : The Legend of Joe Ball, 23 mn 03) - galerie de photographies (8 mn 06) - 2 bandes annonces (3 mn 18) - boîtier métal SteelBook
• Éditeur : Carlotta Films

Commentaire artistique

Tobe Hooper réalise Le Crocodile de la mort (Eaten Alive en VO c'est-à-dire « mangé vivant » mais auparavant distribué sous le titre Death Trap) juste après son cultissime Massacre à la tronçonneuse (1974). Le scénario est inspiré de la personnalité d’un tueur texan Joe Ball à qui la rumeur attribua, sans preuve, l’élimination de ses victimes qui auraient été données en pâture à des alligators (cf. bonus). Le film a été intégralement réalisé en studio à Hollywood ce qui a contribué à son aspect suggestif plus terrifiant : atmosphère étouffante, décors glauques, éclairages tranchés. Le Crocodile de la mort n’a rien de naturaliste et cette artificialité amplifie la dimension culte de cette série B d’horreur. Sur un thème voisin de son film précédent, Tobe Hooper décrit les exploits d’un tueur en série très efficace dans son hôtel miteux perdu dans les marécages de Louisiane : assez invraisemblable, le scénario de ce nouvel opus est très inégal et peu cohérent. La mise en scène enchaîne les séquences d’horreur sans grand souci de dramaturgie et les divers caractères ne semblent présents que dans le seul but de surenchérir dans le gore. Pourtant l’affiche est alléchante avec, entre autres, Marilyn Burns (cf. bonus) échappée de Massacre à la tronçonneuse, Robert Englund qui démarrait sa carrière dans le genre (cf. bonus) mais aussi des acteurs confirmés comme Neville Brand, Mel Ferrer, William Finley (Phantom of the Paradise, 1973) ou Stuart Withman (mort le 16 mars de cette année). Mais ce panel de comédiens ne suffira pas à sauver la production : les apparitions du « crocodile » sont pitoyables, le sort des victimes laisse indifférent et les filles ne sont là que pour se dénuder et hurler, bref, toutes les conditions d’un film de seconde zone destiné au circuit parallèle. D’ailleurs Tobe Hooper conscient de cette orientation bassement commerciale quittera le tournage avant la fin. Le seul caractère un peu fascinant est celui du psychopathe, un as caricatural de la faux, interprété avec intensité par Neville Brand qui surjoue avec jubilation ce détraqué, amateur de musique country radiophonique. Filmé avec le plus grand sérieux du monde, Le Crocodile de la mort ne pourra être apprécié que sous son angle parodique et pour son atmosphère angoissante assez réussie. Malgré la signature d’un maître du genre, cette série B très inégale et hétérogène n’est pas à la hauteur de la renommée de son auteur. Un petit film d’horreur distrayant mais guère satisfaisant. Exclusivement pour fans du genre.

 

Blu ray Le Crocofdile de la mort

Commentaire technique

Image : copie HD, très bonne définition en dépit du grain argentique (restauration 2K avec validation par Tobe Hooper à partir du négatif caméra 35 mm), très belle gestion du contraste restituant les éclairages tranchés et les noirs profonds, étalonnage chaud, colorimétrie chatoyante mais restreinte aux tons saturés, image propre quoiqu’un peu dense

Son : mixage anglais monophonique, dialogues clairs et équilibrés, pas de distorsion, impressionnante dynamique dans les aigus (cris de la fillette), belle mise en valeur de l’omniprésence de la musique (radio) parfois un peu envahissante ; VF monophonique ancienne, dialogues clairs, voix plus détachées

Notre avis

Image : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile grise(4/5)
Mixages sonores : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile demi bleueetoile grise(3,5/5)
Bonus : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile demi rougeetoile grise(3,5/5)
Packaging : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile demi bleueetoile grise(3,5/5)

IMDb : https://www.imdb.com/title/tt0074455/

 

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