PUBLICITÉ

Quand passent les cigognes : un chef-d’œuvre lyrique du cinéma russe (en Blu-ray et DVD)

Blu ray Quand passent les cigognes 00

Note artistique : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rouge(5/5).

Synopsis :

À Moscou, en 1941, Veronika et Boris sont éperdument amoureux. Mais l'Allemagne envahit la Russie, Boris s'engage et part sur le front. Mark, son cousin, évite l'enrôlement et reste auprès de Veronika qu'il convoite lui aussi. Sans nouvelles de son fiancé, dans le chaos de la guerre, la jeune femme finit par épouser Mark à contrecœur. Espérant retrouver Boris, elle s'engage comme infirmière dans un hôpital de Moscou et découvre l'horreur du conflit.

• Titre original : Letyat zhuravli
• Support testé : Blu-ray
• Genre : drame
• Année : 1957
• Réalisation : Mikhail Kalatozov
• Casting : Tatiana Samoilova, Alexei Batalov, Vassili Merkouriev, Alexandre Chvorine, Svetlana Kharitonova, Constantin Nikitine
• Durée : 1 h 36 mn 21
• Format vidéo : 16/9
• Format ciné : 1,37/1 Noir et Blanc
• Sous-titrage : français
• Piste sonore : DTS-HD MA 2.0 monophonique russe
• Bonus : présentation du film par Françoise Navailh, historienne du cinéma russe et soviétique (2014, 13 mn 01) - portrait de Mikhail Kalatozov par Françoise Navailh (2014, 12 mn 10) - analyse d’une séquence « Les adieux manqués » par Eugénie Zvonkine (2019, 22 mn 33) - Un pur mélodrame par Françoise Zamour (2019, 20 mn 58) - DVD du film
• Éditeur : Potemkine

LA SUITE APRÈS LA PUB

Commentaire artistique

Le générique d’ouverture défile en égrenant les innombrables prix internationaux, dont une Palme d’or à Cannes, récolté par le film Quand passent les cigognes, chef-d’œuvre indiscutable du cinéma soviétique. Adapté d’une pièce écrite par Viktor Rozov en 1943 et réalisé en 1957 par Mikhaïl Konstantinovitch Kalatozov, le film bénéfice de la photographie inventive de Serguei Ouroussevki à la caméra virevoltante (prix du CST à Cannes en 1958) et se révèle aussi remarquable dans la forme que sur le fond comme le constate Françoise Navailh (cf., bonus de présentation). En effet, l’intrigue qui tient du mélodrame classique (cf., analyse du terme en bonus) dont elle utilise les ficelles avec brio, possède une dimension dramatique rare. Innovation sans précédent en Union soviétique, l’année où Staline disparaît, le film privilégie en partie le destin de l’individu sur celui de la nation ! Quand passent les cigognes abandonne en effet la propagande du soldat héroïque et surhumain au profit d’une vision plus naturaliste de la guerre : blessés traumatisés et profiteurs de guerre sont ainsi montrés pour la première fois sans encourir les foudres de la censure et les soviétiques peuvent enfin faire le deuil des millions de disparus jusque-là savamment ignorés par le cinéma d’état. Quand passent les cigognes est assurément un film majeur du 7e Art et son contenu n’a pas fini d’être analysé par les spécialistes de tous bords mais pour le spectateur lambda c’est bien l’intrigue romanesque qui captive avec, en toile de fond, une approche novatrice (en URSS) de la guerre : les séquences ébouriffantes s’enchaînent avec une virtuosité technique et artistique exceptionnelle. Plusieurs passages mémorables et fascinants ponctuent ce mélo esthétique au lyrisme omniprésent : la scène tournoyante de l’escalier, le départ pour le front de Boris et les non-retrouvailles des amants, le mariage rêvé de Boris, la scène de clôture à la gare (inoubliable), etc. Servi par deux acteurs jeunes et beaux, la touchante Tatiana Samoilova (Veronika) et l’empathique Alexei Batalov (Boris), le film aligne de superbes rôles secondaires : le père Fiodor Ivanovitch, splendidement incarné par Vassili Merkouriev, le cousin Mark (Alexandre Chvorine), la grand-mère (Antoniana Boganova), Stepan (Valentin Zoubkov). Le rythme échevelé de Quand passent les cigognes, parfaitement accompagné par la mobilité spectaculaire de la caméra, et la totale adéquation de l’image à l’intrigue, constituent la base d’une mise en scène exemplaire : encore aujourd’hui le film impressionne par l’avant-gardisme de son tournage, la fulgurance de son montage, inspiré cependant des leçons du cinéma lyrique muet façon Eisenstein, et le dynamique de son interprétation. Plébiscité dans le monde entier à sa sortie, tout spécialement en France où il compta plus de cinq millions de spectateurs en 1958, Quand passent les cigognes demeure un de ces chefs-d’œuvre du cinéma mondial qui se bonifie à chaque nouvelle vision : la qualité de la nouvelle restauration 4K (qui aurait pu être éditée en UHD) renforce un peu plus le plaisir de le revoir.

 

Blu ray Quand passent les cigognes

Commentaire technique

Image : copie HD, nouveau Master 2017 par Mosfilm à partir de la version 1973, très belle définition au grain argentique discret, excellent piqué dans les détails, belle maîtrise du contraste aux fluctuations imperceptibles, image propre et lumineuse, noir et blanc tranché, noirs profonds, gamme de gris homogène,

Son : mixage monophonique 2.0 russe, dynamique, dialogues clairs, pas de distorsion, léger souffle, spectre limité dans les aigus

LA SUITE APRÈS LA PUB

Notre avis

Image : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile demi rouge(4,5/5)
Mixage sonore : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile demi bleueetoile grise(3,5/5)
Bonus : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile demi rougeetoile griseetoile grise(3,5/5)
Packaging : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile griseetoile grise(3/5)

IMDb : https://www.imdb.com/title/tt0050634/

 

Combo Blu-ray/DVD disponible sur Amazon


Autres articles pouvant vous intéresser sur ON-mag et le reste du web



PUBLICITÉ

Abonnez-vous à notre newsletter

 

ON-mag fait partie de Coopetic Medias SIC-SA à capital variable, immatriculée au RC Paris, n° 80457246900018
Informations légales, contacts, rédaction, publicité, cookies, signaler un abus