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Razorback : le premier film culte de Russel Mulcahy (en Blu-ray et DVD)

Blu ray Razorback 00

Note artistique : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile demi rougeetoile grise(3,5/5)

Synopsis

Au fin fond du désert australien vit une créature indestructible capable de déchiqueter un homme en deux et de détruire une maison en quelques secondes. Plus de 400 kilos de défenses et de muscles avec pour unique objectif de terroriser la petite communauté isolée de Gamulla, une ville tout aussi violente et primitive que la bête qui la menace…

• Titre original : Razorback
• Support testé : blu-ray
• Genre : horreur
• Année : 1984
• Réalisation : Russell Mulcahy
• Casting : Gregory Harrison, Arkie Whiteley, Bill Kerr, Chris Haywood, David Argue, Judy Morris, John Howard, John Ewart
• Durée : 1 h 35 mn 05
• Format vidéo : 16/9
• Format ciné : 2,39/1
• Sous-titrage : français
• Pistes sonores : DTS-HD MA 5.1 et 2.0 anglais - DTS-HD MA 2.0 français
• Bonus en HD : boîtier SteelBook, commentaire audio de Russell Mulcahy et Shayne Armstrong (VOST) - Une certaine nature animale, discussion avec les critiques et auteurs Alexandra Heller-Nicholas, Lee Gambin, Sally Christie et Emma Westwood (2016, 24 mn 10) - scènes coupées avec commentaire audio optionnel (2 mn 29) - bande-annonce originale (2 mn 21)
• Exclusivités sur le Blu-ray : Requins sur pattes, genèse du film avec les entretiens de Russell Mulcahy, Hal McElroy, Bob McCarron, créateur de la bête, et Ira Davies (2005, 1 h 13 mn 43) - VHS Cut, version uncut de Razorback transférée depuis la VHS 4/3 australienne (VOST, 1 h 35 mn 05) - bande annonce VHS (1 mn 53)
• Éditeur : Carlotta Films

Commentaire artistique

Deux ans avant le succès planétaire de Highlander (1986), le cinéaste australien Russell Mulcahy, spécialisé dans les clips-vidéos, dirige son premier film d’horreur Razorback lorgnant sur la recette à succès du film Les Dents de la mer (1976) qui évite de trop s’attarder sur le prédateur. Cette fois-ci la terreur viendra d’un monstrueux Razorback, sorte de sanglier, qui va terrifier les habitants d’une région perdue en Australie. Il y a peu à dire sur l’intrigue adaptée d’un roman de Peter Brennan par Everett De Roche : il s’agit de la classique histoire de la créature monstrueuse et furtive qui ne sera abattue qu’en fin de métrage après de nombreuses scènes chocs et d’une extrême violence. Razorback ne serait qu’un énième film de genre sans le style cinématographique particulier de Russell Mulcahy : montage hypertrophié, utilisation foisonnante de focales courtes avec déformation, éclairages fantasmagoriques forcés et suggestifs mêlant fumées et lumières sophistiquées dans les bleutés, colorimétrie contrastées aux couleurs denses irréelles. Une telle grammaire n’est pas vraiment pour surprendre lorsqu’on sait que le directeur de la photographie n’est autre que Dean Semler qui avait œuvré sur Mad Max 2 : le défi (1982) et rempilera pour Mad Max : Au-delà du dôme du tonnerre (1985). Il faut saluer aussi le travail de la construction animatronic de la bête (en fait il y aura six sangliers) par Bob McCarron qui malgré son coût élevé n’apparaît presque pas à l’écran : une sage décision qui renforce l’intensité des apparitions et augmente le mystère des paysages désertiques farouches de l’outback. On pourra ergoter sur la disparition successive des protagonistes en fonction d’une narration qui n'est pas très vraisemblable (pourquoi Beth jouée par Judy Morris s’aventure seule en terrain inconnu ?) et souvent à la limite de la rationalité (le couple déjanté des employés de l’abattoir). Néanmoins Razorback conserve toujours son efficacité grâce au parti-pris de son auteur : sublimer les apparitions de la bestiole qui est traitée comme une sorte de divinité sanguinaire d’une rare prescience et ancrer l’histoire dans le contexte singulier du bush australien où animaux et humains incarnent la violence primaire héritée de la nature. Photographie onirique, décors incroyables, musique typée et acteurs du cru (dont Bill Kerr et Judy Morris), exceptés Gregory Harrisson et Arkie Whiteley (disparue précocement), concourent à la singularité de cette série B inhabituelle qui se savoure, si l’on aime le genre, avec d’autant plus de plaisir que sa restauration est remarquable et que ses bonus sont copieux. Terrifiant et esthétique.

 

Blu ray Razorback

Commentaire technique

Nouvelle restauration 4K et remix en 5.1

Image : copie HD, excellente définition, bon piqué dans les détails, léger grain argentique, légère instabilité du cadre, très bon contraste, quelques scènes sombres, noirs denses, étalonnage chaud, colorimétrie chatoyante aux teintes vives et aux tons saturés, image très propre et couleurs plus naturelles qu'avant restauration

Son : mixage anglais remixé en 5.1, très bonne dynamique, effets spatiaux mesurés avec une profondeur sonore supérieure au mixage 2.0 mais sans hypertrophie, dialogues clairs, musique et effets sonores bien mis en valeur ; VF 2.0 moins ouverte avec des voix plus dominantes sur les ambiances et moins naturelles

Notre avis

Image : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile grise(4/5)
Mixages sonores : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile grise(4/5)
Bonus : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile grise(4/5)
Packaging : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile demi bleueetoile grise(3,5/5)

IMDb : https://www.imdb.com/title/tt0087981/

 

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