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(Test) Yound DSD : un Dac… « trasparente e fédele! »

M2Tech Youngdsd intro

coup-de-coeur-on-magLe fabricant italien M2Tech vient de nous dévoiler une seconde version de son Young qui prend pour l'occasion le suffixe DSD. L'esthétique générale a quelque peu changé, les composants aussi, et il est désormais capable de lire des fichiers DSD d'où son nom.

La marque M2Tech s'est fait rapidement connaître par les biais d'interface transformant n'importe quel ordinateur en source réellement audiophile. Nous évoquons ici les fameuses HiFace ou encore Hiface Evo assurerait un transfert en streaming des données musicales depuis un PC ou un MAC vers n'importe quel convertisseur en respectant à la lettre la résolution du fichier d'origine (USB vers S/PDIF). Puis vint rapidement le temps des convertisseurs dont le tout dernier modèle Young DSD d'aujourd'hui, une version nettement améliorée du modèle précédent et inspiré du modèle très haut de gamme Vaughan.

Un air de Marley

Si M2Tech est resté fidèle à son coffret en aluminium aux arrêtes vives, la face avant a radicalement changé. En réalité, le concepteur Marco Manunta a repris l'esthétique de l'amplificateur pour casque Marley avec un écran à LED bleue où s'affiche toutes les informations nécessaires à son fonctionnement. Il en est fini la petite grille avec ses deux boutons poussoirs d'autrefois. Concernant la connectique, le Young DSD est capable d'assurer pas moins de cinq entrées avec une USB asynchrone (avec le protocole USB Audio Device), une seconde en mode symétrique AES/EBU sur XLR (110 ohms), deux S/PDIF sur une RCA, une BNC et enfin une optique Toslink. D'autre part et à la différence du Young, les sorties sont en mode symétrique d'origine. Le bouton à la droite de la face avant a un double rôle. Il sert de commande volume par pas de 0.5 dB tout en permettant de naviguer dans le menu de l'appareil. Dans ce dernier, on peut jouer sur la balance gauche/droite, sur l'intensité de l'éclairage de l'écran, activer le mode veille automatique ou pas, lire la version du logiciel interne, régler le mode d'affichage du volume (par décibels ou par pas de 0 à 192) et en dernier lieu d'ajuster le niveau de sortie (5 Vrms ou 10 Vrms). La seconde commande, située elle, à gauche, permet l'extinction et l'allumage de l'appareil. Toutes ces commandes sont reportées sur une petite télécommande bien pratique qui propose le réglage de la phase absolue, utile en général suivant les enregistrements et le type de branchement sur les XLR différentes suivant les pays. La sélection des sources se fait rapidement en appuyant une fois le bouton rotatif de droite et il suffit d'appuyer une seconde fois pour valider son choix.

M2Tech Youngdsd ar

Et à l'intérieur ?

Même si le montage, avec tous ses composants montés sur une seule et même carte, semble identique au Young d'origine, on note toutefois quelques changements dans la conception de l'appareil. L'interface d'entrée USB reprend cette fois un microprocesseur Xmos à la place du Cypress d'avant tandis que l'étage de sortie comprend un unique filtre anti-aliasing passif à la place des habituels amplis Op. Il est configuré en mode entièrement symétrique, raison pour laquelle deux adaptareurs XLR vers RCA sont livrés d'origine. La partie conversion reste à l'identique avec une puce Burr Brown PCM1795 travaillant en mode différentiel et capable de traiter des données audio sur 32 bits à 192 kHz. Elle est toujours combinée à un circuit Xilink Spartan FPGA qui assure le rôle de filtre de sur-échantillonnage jusqu'à 768 kHz. Le fonctionnement de l'appareil est confié à une alimentation externe à faible bruit de 15 V, une autre sur batterie est en cours de réalisation chez M2Tech. L'implantation reste très rationnelle avec des composants de qualité comme les condensateurs à couche plastique Wima et placés au plus près des sorties.

Ecoute

Les écoutes se sont déroulées avec plusieurs sources dont un PC (logiciel de lecture JRiver), notre Lumin par l'intermédiaire de sa sortie numérique, tandis que le reste du système comprenait un préamplificateur Goldmund Mimesis 27.5, un ampli de la même marque de référence Telos 280 et notre paire d'enceintes Pierre-Etienne Léon Alycastre. Le câblage fut confié à une liaison numérique USB via un Wireworld Silver Starlight, et Absolue Créations en analogique et numérique coaxiale (In-Time).

Lorsque nous avions testé l'ancien modèle, nous avions été frappés par la transparence de cet appareil, le Yound DSD d'aujourd'hui reprenant ce même tempérament général. Dès les premières notes de musique, il est clair que la restitution sonore fourmille de mille détails, nous offrant dès lors une restitution extrêmement fluide et limpide. Il nous reste en mémoire le YBA Design testé, il y peu, le Young DSD reste manifestement imbattable sur ses capacités de transparence et d'ouverture dans le haut du spectre tout en étant moins chaleureux. Tout est tendu avec un grave d'une fermeté assez exceptionnelle et une dynamique à faire trembler les murs. Aucune confusion, aucun traînage n'est à constater, bien au contraire.

Sur le plan de l'équilibre tonal et avec le fichier « Sonatas « d'Antonio Bertali joué par l'orchestre Le Concert Brisé (24/96 kHz), les cuivres sont reproduits avec un mordant tout à fait significative des capacités de franchise de ce convertisseur. Les violons sont parés de mille richesses conférant à cet appareil un haut du spectre particulièrement fourni et qui s'articule sans rupture avec un médium tout aussi charpenté. Les accents comme chaque inflexion sont reproduits avec une excellente véracité et les attaques des notes sont franches et d'une propreté inouïe. C'est détaillé, et cette qualité donne beaucoup de vie à la restitution. En cela, nous retrouvons bien là le caractère qui anime tous les appareils M2Tech.

M2Tech Youngdsd 2

 L'image stéréophonique, quant à elle, est très focalisante avec une capacité de positionner au millimètre de chaque musicien dans l'espace. Cela donne l'impression que l'on devient en prise directe avec l'orchestre. Exemple nous est donné avec le fichier « Le temps Passé » de Michel Jonaz (16/44 kHz). Le début du morceau qui débute doucement avec quelques percussions pour voir ensuite déferler une basse hyper présente s'installe dans notre salle d'écoute comme si nous étions nous-même au concert. Puis viennent d'autres instruments comme un piano un synthé et la voix de Michel Jonaz qui se positionne avec une excellente exactitude entre les deux enceintes. Les cymbales de la batterie, comme des claquements de doigts nous que ce convertisseur est capable de nous offrir une quantité de détails ahurissante.

SACD Vol2

Cet équilibre, cette vie nous convainquent encore une fois par l'écoute des fichiers Super Artists On Super Audio CD Vol 2 et plus précisément l'Allegro des Sonata for Cello and Piano en D Minor. Le frotté de l'archet sur les cordes apparaît avec une très bonne acuité. C'est à la fois rapide et détaillé. Les attaques de notes du piano, parfois très vives sont, elles aussi, modulées avec une toute aussi excellente précision. Chaque écart de dynamique, même minime, qu'offre le Young DSD, donne une sonorité très vivante. Même si nous pourrions obtenir un meilleur étalement des plans sonores, le côté précis, limpide de ce convertisseur est plus que convaincant. Il apporte à la restitution une transparence digne d'appareils bien plus onéreux, une transparente qui s'ajoute à une bande passante qui semble illimitée.

Conclusion

M2Tech a eu bien raison de donner une cure de jouvence à son Young avec cette seconde version. Comme avec tous les M2Tech, nous sommes toujours surpris et comblés par la vivacité de la restitution sonore. Sa transparence, sa quantité de micro détails portés à nos oreilles sont un véritable enchantement. La restitution sonore ne se pare d'aucune coquetterie et, bien au contraire, le Young DSD sera un fidèle traducteur des sources connectées. Un M2Tech quoi !

Spécifications du Young DSD

• Entrées numériques : AES/EBU sur XLR, 2x S/PDIF sur RCA et BNC, optique Toslink, USB asynchrone compatible avec le protocole USB Audio Device
• Sortie analogique : sur prises XLR plaquées or
• Tension de sortie à 0 dBFS : 2,7 Vrms (asymétrique "normal), 5,4 Vrms (asymétrique "high"), 5,4 Vrms (symétrique "normal) ou 10,8 Vrms (symétrique "high")
• Impédance de sortie : 100 ohms (asymétrique avec adaptateur), 200 ohms (symétrique)
• Rapport signal/bruit : 118 dBA (symétrique), 114 dBA (asymétrique)
• Distorsion + bruit (DHT+B) : 0,0008 % à 1 kHz/-3 dBFS (symétrique), 0,003 % à 1 kHz/-3 dBFS (asymétrique)
• Fréquence d'échantillonnage PCM : 44.1, 48 , 88.2 , 96 , 176.4 *, 192 *, 352.8 **, 384 ** kHz (* pas sur Toslink et ** sur USB)
• Format DSD : 64x et 128x**
• Résolution en PCM : 16 à 24/32** bits
• Réglage de volume : 0 à -96 dB
• Balance : ±6 dB par pas de 1 dB°
• Extinction automatique : réglable de 10 à 240 mn par pas de 10 mn
• Dimensions : 200 x 50 x 200 mm (LxHxP)
• Poids : 1,7 kg
• Prix : 1240 €

Site du distributeur : hamysound.com


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Commentaires   

#1 thejazzdrummer 05-06-2014 17:21
Bien sur le papier mais quand même trop cher. Pour moins de 500€, j'ai acheté le Matrix Mini i-Pro qui propose les mêmes caractéristique s mais a partir du chip ESS SABRE Ultra ES9016.
Franchement bluffant !!
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