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  • Michel Jakubowicz
  • Musique

Concert : Maxim Emelyanychev dirige l’Orchestre de chambre de Paris au Théâtre des Champs-Elysées

MaximEmelyanychev ShekuKannehMason

À la tête de l’Orchestre de chambre de Paris, le jeune chef Maxim Emelyanychev interprète Ravel, Haydn et Schumann. En soliste, le talentueux violoncelliste Sheku Kanneh-Mason interprète le Concerto pour violoncelle de Haydn.

Après un émouvant hommage rendu à la mémoire de Lars Vogt qui vient de nous quitter prématurément, le concert débutait par des extraits significatifs de la musique de scène de Rosamunde D.797 de Franz Schubert. Le Tombeau de Couperin, avec son orchestration raffinée, déroulait ses incroyables labyrinthes sonores imaginés par un orchestrateur de génie : Maurice Ravel.

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C’était ensuite à une œuvre de Joseph Haydn de faire son apparition, le Concerto pour violoncelle et orchestre en ré majeur, Hob VIIb :2. Doté des trois mouvements en vigueur au XIXe siècle, ce Concerto pour violoncelle fut souvent attribué à différents contemporains de Haydn et ce n’est qu’en 1953 que l’œuvre fut définitivement reconnue comme étant de la main du compositeur de La Création et des 104 Symphonies. Bien que ce Concerto exige de la part du soliste une virtuosité sans faille, il laisse toutefois libre cours à l’invention permanente qui caractérise l’écriture du maître viennois.

La dernière œuvre au programme de ce concert n’était autre que l’ultime Symphonie N°4 de Robert Schumann. En fait cette œuvre est la deuxième Symphonie de Schumann et introduit une singularité dans le monde très codé de l’Histoire du genre de la Symphonie puisqu’il s’agit d’une Symphonie en quatre mouvements enchaînés. D’une inspiration fébrile, survoltée, elle annonce brièvement de manière surprenante dans sa partie finale l’émergence d’un futur géant de la Symphonie de la fin du XIXe siècle : Anton Bruckner.

Accueil mémorable de la part du public du Théâtre des Champs-Elysées pour la fougueuse interprétation de Maxim Emelyanychev de la Symphonie de Schumann, qui propose en guise de bis orchestral la Pavane de Gabriel Fauré.

C’est avec une élégance et une parfaite maîtrise de son art que le jeune violoncelliste Sheku Kanneh-Mason triomphe dans le Concerto pour violoncelle de Haydn. Quant au chef d’orchestre de cette soirée Maxim Emelyanychev, il nous fascine par son interprétation précise et ciselée du Tombeau de Couperin de Ravel, surplombant avec aisance et bravoure les envolées hyper romantiques de la Symphonie N°4 de Schumann.

Un concert assombri par la disparition brutale de Lars Vogt, qui nous révèle deux talents, celui de Sheku Kanneh-Mason, violoncelle, et de Maxim Emelyanychev, chef d’orchestre.

Texte de Michel Jakubowicz 

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Plus d’infos

  • Ravel : Le Tombeau de Couperin
  • Haydn : Concerto pour violoncelle et orchestre en ré majeur, Hob VIIb :2
  • Schumann : Symphonie N°4 en ré mineur op.120 (version révisée en 1851)
  • Maxim Emelyanychev, direction
  • Sheku Kanneh-Mason, violoncelle
  • Orchestre de chambre de Paris
  • Jeudi 22 septembre 2022, à 20 h
  • Théâtre des Champs-Elysées
    www.orchestredechambredeparis.com
    www.theatrechampselysees.fr


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Orchestre de Chambre de Paris, Maurice Ravel, Schumann, Théâtre des Champs-Elysées, Haydn, Maxim Emelyanychev, Sheku Kanneh-Mason

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