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  • Michel Jakubowicz
  • Musique

Concert : David Grimal dirige son orchestre Les Dissonances à la Philharmonie de Paris

David Grimal

  • Maurice Ravel : Daphnis et Chloé, Suite N°2
  • Georges Enesco : Caprice roumain
  • Igor Stravinski : Le Sacre du printemps, version de 1947
  • Les Dissonances
  • David Grimal, direction, violon
  • Lundi 20 septembre 2021 à 20 h 30
  • Philharmonie de Paris, Grande Salle Pierre Boulez
    221 Avenue Jean-Jaurès
    75019 Paris
    philharmoniedeparis.fr

Ravel, Enesco et Stravinski interprétés par Les Dissonances que dirige David Grimal, également soliste dans le Caprice roumain de Georges Enesco.

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Le Ballet Daphnis et Chloé de Maurice Ravel, dont la création aura lieu le 8 juin 1912 au Théâtre du Châtelet, recrée une fable mythologique évoquant un univers hanté de créatures bizarres telles que Pan et Syrinx. Ravel disposant d’un orchestre aux couleurs instrumentales fabuleuses et miroitantes s’ingénie grâce à son don visionnaire à rendre concret cet univers dans lequel nos deux héros, Daphnis et Chloé, déambulent au gré de leur fantaisie. David Grimal interprète ici la Suite N°2 tirée de Daphnis et Chloé et comportant trois parties : Lever du jour, Pantomime et Danse générale.

La seconde œuvre au programme de ce concert était le Caprice roumain pour violon et orchestre de Georges Enesco. Bien que commencée en 1925, la composition de cette œuvre va se poursuivre jusqu’en 1949 sans pour autant s’achever. C’est à un musicologue et compositeur roumain, Carnel Taranu, que reviendra la responsabilité de terminer ce Caprice roumain d’Enesco. Sa première exécution n’aura effectivement lieu que le 21 mars 1997 avec au violon Sherban Lupu, Camil Marinescu assurant la direction de l’Orchestre Philharmonique de Lasi. Bien que ne revendiquant pas le nom de Concerto pour violon, ce Caprice roumain comporte quatre mouvements distincts avec un premier mouvement (Ben moderato) très développé. Exploitant franchement une veine folklorique proche des deux Rhapsodies roumaines de l’auteur, cette œuvre nécessite de la part du soliste une virtuosité exemplaire couplée à une authentique musicalité.

La dernière œuvre inscrite au programme consistait en une pièce majeure du répertoire symphonique : Le Sacre du printemps d’Igor Stravinski. On connaît le scandale sans précédent que déclencha la création de ce Ballet au Théâtre des Champs-Elysées le 29 mai 1913. Pierre Monteux en assurait la direction musicale face à un public déchaîné, outré autant par la chorégraphie de Nijinski que par la radicalité de la partition de Stravinski. Se déroulant en deux parties, Le Sacre du printemps décrit avec une force peu commune les rites païens et barbares d’une Russie antique pratiquant le sacrifice humain en hommage aux dieux ancestraux.

Les Dissonances donnaient de La Suite N°2 de Daphnis et Chloé de Ravel une version scintillant de mille feux, alors que le Caprice roumain d’Enesco trouvait en David Grimal un interprète idéal. Très acclamé par le public de la Philharmonie à l’issue de son exécution du Caprice roumain, celui-ci offre en guise de bis L’Aurore d’Eugène Ysaÿe.

Quant au Sacre du printemps, David Grimal et Les Dissonances en donnaient une version totalement tellurique, déferlante, inexorable, repoussant les limites de l’expressivité dans ses derniers retranchements.

Un concert passionnant révélant Ravel, Enesco et Stravinski enfin restitués dans leur spécificité la plus authentique.

Texte de Michel Jakubowicz

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Maurice Ravel, Igor Stravinsky, Philharmonie de Paris, Les Dissonances, David Grimal, Georges Enesco

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