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Concert : Thibault Noally, son Ensemble «Les Accents » et la contralto Anthea Pichanick en concert à la Salle Cortot

Anthea Pichanick

  • Antonio Vivaldi : Stabat Mater RV 621
  • Alessandro Scarlatti : Quatuor en ré mineur
  • Leonardo Leo : Turbido celo mare furentes
  • Nicola Porpora : Regina Caeli
  • Alessandro Scarlatti : Quatuor en do mineur De tenebroso lacu
  • Anthea Pichanick, contralto
  • « Les Accents »
  • Thibault Noally, violon & direction
  • Mercredi 5 février 2020, à 20 h 30
  • Salle Cortot
    78, rue Cardinet
    75017 Paris
    www.philippemaillardproductions.fr

Un voyage musical placé sous le signe du baroque entre Naples et Venise.

C’est par le Stabat Mater RV 621 de Vivaldi que débutait ce concert consacré à la musique baroque italienne. Vivaldi, dont on connaît l’immensité de l’œuvre dans le domaine du Concerto, se montre en fait tout aussi prolixe en matière de musique religieuse. Ce Stabat Mater qui est certainement l’œuvre la plus célèbre de Vivaldi dans ce domaine si particulier de la musique sacrée est d’une gravité et d’une intensité presque oppressantes. En effet, Vivaldi se révèle être un compositeur capable d’évoquer la douleur, la ferveur, avec un élan et une force réellement stupéfiants tout au long des neuf parties de ce Stabat Mater.

La seconde œuvre de ce concert se constituait d’une œuvre instrumentale d’Alessandro Scarlatti, un Quatuor en ré mineur, comprenant cinq mouvements. Alessandro Scarlatti, dont la réputation s’établit surtout dans l’opéra et la musique religieuse, n’est aucunement en reste en matière de musique instrumentale, comme le prouve amplement ce Quatuor en ré mineur d’une constante richesse sur le plan de l’inventivité. D’autres œuvres de ce compositeur confirment cette impression : ses 30 Variations sur La Follia, ainsi que des Sonates pour violoncelle et clavecin.

C’est avec une œuvre de Leonardo Leo qu’allait prendre fin la première partie de ce concert. L’imposant motet Turbido caelo mare furentes ne laisse guère deviner que Leonardo Leo était également un grand auteur d’opéras allant jusqu’à concurrencer par son talent le grand Haendel !

La dernière partie de ce concert s’ouvrait avec le Regina Caeli de Nicola Porpora. Né un an après Johann Sebastian Bach, Nicola Porpora semble avoir acquis dans ce seul domaine du motet, une notoriété non négligeable comme l’atteste avec vigueur ce Regina Caeli donné durant ce concert Salle Cortot. C’était à nouveau à un Quatuor en do mineur d’Alessandro Scarlatti comportant 4 mouvements de figurer dans ce concert. Scarlatti s’y montre tout aussi inventif et inspiré que dans son Quatuor en ré mineur donné en début de concert.

C’est avec une œuvre relevant du religieux d’Alessandro Scarlatti que prenait fin ce concert. Il s’agissait du motet De tenebroso lacu en 6 parties possédant tout comme le Stabat Mater RV 621 de Vivaldi, un sens aigü de la douleur et de la contrition.

Tout ce programme était assuré sur le plan vocal par l’excellente contralto Anthea Pichanick, superbe tant sur le plan de la musicalité que sur celui de la diction. Bien entendu, Thibault Noally, violon et direction, assurait avec souplesse et subtilité le suivi instrumental grâce à son très performant ensemble « Les Accents ».

À l’issue du concert, le public de la Salle Cortot réclamait vivement un bis aussitôt accordé. Il s'agissait d’un air d’opéra dû à Vivaldi (Giustino) datant de 1724, dans lequel la contralto Anthea Pichanick s’imposait avec bonheur, vivement soutenue par Thibault Noally et « Les Accents ».

Texte de Michel Jakubowicz


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Mots-clés: Vivaldi, Scarlatti, Leonardo Leo

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