Concert : Beethoven, Brahms et Schubert au Grand Salon de l’Hôtel National des Invalides

Concert La Truite

  • Ludwig van Beethoven : Trio en si bémol majeur, op.11 pour clarinette, violoncelle et piano
  • Johannes Brahms : Trio N°3 en do mineur, op.101 pour piano, violon et violoncelle
  • Franz Schubert : Quintette en la majeur D.667 « La Truite » pour piano, violon, alto, violoncelle et contrebasse
  • Avec : Dong-Suk Kang et Akiko Nanashima (violons), Laurent Verney (alto), Young-Chang Cho et Philippe Muller (violoncelles), Yann Dubost (contrebasse), Jérôme Voisin (clarinette), Olivier Gardon, Jacques Gauthier et Bruno Rigutto (piano)
  • Grand Salon de l’Hôtel National des Invalides
  • Lundi 3 février 2020, à 20 h
    saisonmusicale.musee-armee.fr
    www.musee-armee.fr 

Trois chefs-d’œuvre de la musique de chambre au Grand Salon National des Invalides.

C’est d’abord avec une œuvre de jeunesse de Beethoven que s’ouvrait ce concert donné au Grand Salon de l’Hôtel National des Invalides. Beethoven semble peut-être emprunter la voie tracée naguère par Mozart dans son célèbre trio pour piano, alto et clarinette en mi bémol majeur K.498 « des quilles ». Brahms à son tour reprendra le flambeau en livrant au soir de sa vie son Trio pour piano, clarinette et violoncelle. Ce Trio de Beethoven op.11 d’une belle expressivité va s’enrichir dans sa dernière partie de variations sur « Pria ch’io l’impregno » du plus bel effet, terminant ainsi cette œuvre de façon optimiste. 
C’est avec une œuvre de Brahms, le Trio N°3 op.101, que l’on pourrait aisément qualifier déjà de crépusculaire, que se poursuivait ce concert. C’est plus précisément dans le second mouvement (Andante grazioso) qu’une sourde nostalgie semble s’imposer, renforcée par les interventions presque déchirantes du violoncelle. Le Trio s’achève par un bref Allegro molto nettement plus souriant.
C’est avec le Quintette en la majeur D.667 « La Truite » de Franz Schubert que ce concert prenait fin. C’est dans le quatrième mouvement, un Andantino intitulé « Thème et Variations » que le célèbre lied « La Truite » s’impose sous forme de multiples et splendides variations. Datant de 1819, ce Quintette de Schubert ne laisse guère deviner l’angoisse et l’anxiété qui viendront peu à peu s’introduire dans toutes les œuvres que le compositeur produira jusqu’à son décès qui aura lieu en 1828. En effet, dans ce Quintette, à part quelques ombres furtives qui émergent parfois dans l’Andante, c’est au contraire l’insouciance et une sorte de gaieté qui semblent l’emporter.

Tout ce programme, oscillant entre émergence du sentiment romantique (Beethoven et Schubert) et romantisme tardif (Brahms), trouvait ce soir des interprètes de choix, constamment inspirés. Les parties de piano étaient assumées par trois pianistes : Olivier Gardon, Jacques Gauthier et Bruno Rigutto, alors que les cordes étaient assurées par Dong-Suk Kang, Akiko Nanashima (violons), Laurent Verney (alto), Young-Chang Cho, Philippe Muller (violoncelles) et Yann Dubost (contrebasse).
Enfin, Jérôme Voisin endossait le rôle de clarinettiste de ce concert. À l’issue du concert, le public du Grand Salon de l’Hôtel National des Invalides réservait à ces interprètes émérites des applaudissements nourris, largement mérités.

Texte de Michel Jakubowicz


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Mots-clés: Brahms, Beethoven, Schubert

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