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Concert : Alexandre Pascal au violon, Aurélien Pascal au violoncelle et Denis Pascal au piano, en récital à la Salle Gaveau

Alexandre Pascal Aurelien Pascal Denis Pascal

  • Ludwig van Beethoven : Trio avec piano N°3 en do mineur op.1 N°3
  • Johannes Brahms : Trio pour piano et cordes en si majeur op.8
  • Franz Schubert : Trio pour piano et cordes N°2 op.100
  • Alexandre Pascal (violon), Aurélien Pascal (violoncelle), Denis Pascal (piano)
  • Vendredi 24 janvier 2020, à 20 h 30
  • Salle Gaveau
    45 rue la Boétie
    75008 Paris
    www.philippemaillardproductions.fr
    www.sallegaveau.com

Beethoven, Brahms et Schubert réunis dans ce concert donné Salle Gaveau.

C’est d’abord avec le Trio N°3 op.1 de Beethoven que s’ouvrait ce concert dédié à trois Trios d’exception. L’œuvre composée entre 1793 et 1795 est en fait le troisième d’un ensemble de Trios de son opus 1. Beethoven, bien que très jeune lors de la composition de ce Trio, y affirme déjà une forte personnalité s’affranchissant même de l’influence de Haydn qui à cette époque (1795) compose son Trio N°25. Dotée de quatre mouvements, l’œuvre va se déployer avec une force impressionnante, permettant à un jeune Beethoven d’exprimer avec une sorte de violence contenue des idées prodigieusement originales.

La seconde œuvre projetait l’auditoire de la Salle Gaveau dans un tout autre monde sonore puisqu’il s’agissait du Trio op.8 de Brahms. Il est en fait l’œuvre d’un tout jeune homme de 20 ans puisqu’il est daté de 1854, mais Brahms peut-être saisi par le démon de l’insatisfaction, va le remanier profondément en 1889. Telle qu’elle nous apparaît aujourd’hui, l’œuvre déborde de passion en particulier dans le second mouvement, un Scherzo, dans lequel Brahms semble décidé à nous plonger dans un monde à la fois tourmenté et entièrement voué au rêve.

C’est avec le Trio N°2 op.100 de Schubert que prenait fin ce concert. Le premier mouvement, un Allegro, est encore d’une nature relativement optimiste alors que le second mouvement, un Andante, est d’une tout autre nature. En effet cet Andante débute par une sorte de marche lugubre nous entraînant sans délai vers d’opaques ténèbres et seul le Scherzando suivant nous mènera sans périls vers d’autres horizons plus cléments. Le final, un Allegro moderato, débutant de manière presque joyeuse, a tôt fait de nous inciter à changer d’avis puisque les ombres sinistres et fantomatiques de l’Andante réapparaissent sans crier gare, nous replongeant dans l’angoisse.

C’était à Denis Pascal, au piano, Alexandre Pascal, au violon et Aurélien Pascal, au violoncelle de nous conduire au sein des trois univers musicaux de cette soirée. Ils s’acquittaient de cette tâche avec une probité, une modestie exemplaires, allant au cœur même de ces extraordinaires partitions dont ils nous permettaient sans peine de percevoir toute la profondeur. Une soirée réellement exceptionnelle clôturée par deux bis (Joseph Marx).

Texte de Michel Jakubowicz


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Mots-clés: Brahms, Beethoven, Schubert, Salle Gaveau

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