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CD : Concerti a quattro par l'Ensemble Bradamante

Ensemble Bradamante

  • Arcangelo Corelli : Concerto grosso en sol mineur, op. 6 N° 8, ''Fatto per la notte di Natale''
  • Jacques Morel : Chaconne en trio pour flûte traversière
  • Georg Friedrich Haendel (Georg PhilippTelemann) : Concerto a quattro en ré mineur
  • Jean-Joseph Mouret : Concert de chambre à deux et trois parties. Premier Livre -Premier Concert
  • Antonio Vivaldi : Concerto pour flûte à bec, hautbois et basse continue, RV 103
  • Ensemble Bradamante
  • 1 CD Muso : MU-034 (Distribution : Outhere)
  • Durée du CD : 58 min 25 s
  • Note technique : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile bleue (5/5)

Le label belge Muso publie le premier disque de l'Ensemble Bradamante. Un programme basé sur le concerto à quatre parties tel que pratiqué au XVIIIème. De Corelli à Vivaldi, de Morel à Mouret, en passant par Haendel, sont révélées des pages dont le charme discret doit beaucoup à l'interprétation de cet ensemble émérite composé de deux flûtes, un violoncelle et un clavecin. 

Le concerto à quatre s'éloigne de la sonate en trio pour se rapprocher de la forme du concerto grosso. Les dames de l'Ensemble Bradamante l'illustrent au long d'un programme conçu comme un voyage qui débute par L'Italie et une œuvre d'Arcangelo Corelli (1653-1713) : le Concerto ''Fatto per la notte di natale'' (pour la nuit de Noël) tiré des 12 concertos de l'op.6. En six mouvements, joués ici dans la transcription de Johann Christian Schickhardt (1682-1762) pour cette formation spécifique, il se signale par une alternance lent et vif, et ce même à l'intérieur d'une même section. Comme il en va de la troisième qui, en outre, laisse apparaître une mini cadence des deux bois. Passant en France, on trouve la Chaconne en trio pour flûte traversière, basse de viole et basse continue de Jacques Morel (1641-1715), élève de Marin Marais. Flûte et hautbois se partagent la voix de dessus, la partie de viole étant jouée au violoncelle à cinq cordes qui offre un son proche de celui de la viole. Jean-Joseph Mouret (1682-1738) publie en 1718 un premier Livre de Concert de chambre à deux et trois parties. Les huit mouvements du premier d'entre eux s'inspirent librement de la Suite de danses française. L'œuvre a été orchestrée par les Bradamante dans le souci de diversification des coloris qu'autorise l'alliage de la flûte et du hautbois. On admire, entre autres, la ''Venissienne'', sorte d'Allemande, l''Air'' où le dialogue entre les deux bois est des plus singuliers dans sa rythmique. Les ''Passepieds I & II'' sont bondissants et les deux ''Tambourins'' d'égale originalité, la vivacité en plus. Une vaste ''Chaconne'' conclut avec des effets en répons des bois, chaque instrument y allant de son solo. Le Jazz avec ses propres solos n'a rien inventé !

La paternité du Concerto a quattro en ré mineur de Haendel, découvert tardivement, en 1931 dans une bibliothèque bavaroise, est remise en question, car il semble devoir être attribué à Telemann. Sa facture se rapproche pourtant du style de l'auteur de la Water Music dans ses premier et troisième mouvements, respectivement Adagio et Largo, tandis que les deux autres, rapides, font penser à Telemann. Quoi qu'il en soit, la pièce se distingue par son expressivité, surtout dans l'édition réalisée par les présentes interprètes, pour flûte, hautbois, violoncelle et clavecin. Le périple se conclut de nouveau en Italie avec une œuvre de Vivaldi. Le Concerto pour flûte à bec, hautbois et basse continue en sol mineur, RV 103, initialement écrite pour flûte à bec, hautbois et basson, ce dernier contribuant à enrichir la basse continue. La flûte y est particulièrement mise à l'honneur, notamment au Largo qui installe un espace de sérénité au fil d'un dialogue dense avec le hautbois, et à l'Allegro non molto final qui termine la pièce joyeusement dans un vrai tourbillon de couleurs.

Au fil de ces pièces, de climats bien différents, les dames de l'Ensemble Bradamante, Rachel Heymans, flûte à bec et hautbois baroque, Anne-Catherine Gosselé, flûte à bec, Leonor Palazzo, violoncelle à cinq cordes, et Paule van den Driessche, clavecin, font montre d'une belle rigueur et d'une sûre maîtrise du phrasé et des nuances. Le dialogue complice entre les vents est soutenu par la richesse sonore du continuo.

L'enregistrement, dans une église belge, offre relief et originale spatialisation, les quatre timbres parfaitement mis en valeur.

Texte de Jean-Pierre Robert

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Mots-clés: François Morel, Vivaldi, Haendel, Corelli, Mouret

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