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Concert : la pianiste Claire Désert en récital à la Salle Gaveau

Claire Desert

La pianiste Claire Désert offrait au public de la Salle Gaveau un récital où Schumann dominait, sans pour autant oublier Beethoven, Chopin et Liszt.

C’est d’abord avec la Novellette op.21 No8 de Schumann que Claire Désert débutait son récital donné à la Salle Gaveau. Inventé par Schumann, ce genre musical ne sera pas repris par Brahms ni Mendelssohn alors que des compositeurs tels que Kirchner, Liadov, Rimski-Korsakov, Liapounov, Medtner, Gade, Poulenc, Tansman et Lutoslawski continueront à le cultiver. La seconde œuvre de Schumann que Claire Désert interprétait n’était autre que la Fantaisie op.17. Une composition datant d’une période faste puisqu’à la même époque (1838) Schumann composait les Kreisleriana, les Scènes d’enfants, tout en mettant bien sûr un point final à la composition de sa Fantaisie op.17. Si le fantastique et un univers magique sont bien présents dans le premier mouvement, le second, lui, semble résonner de cuivres et d’appels venus du tréfonds d’une forêt lointaine. Le dernier mouvement se termine dans une atmosphère plus sereine mettant ainsi un terme à l’agitation des deux premières parties. Claire Désert ouvrait la deuxième partie de son concert avec la Sonate en ré mineur op.31 No2 de Beethoven, une œuvre contemporaine de sa Symphonie No2 où le compositeur manifeste son indépendance vis-à-vis de Joseph Haydn, qui à l’époque est le maître incontesté de la Symphonie en Europe. Cette Sonate op.31 débute par un premier mouvement non dénué d’agitation et de tourment et sera suivi d’un Adagio où Beethoven exprime une sorte d’inquiétude heureusement tempérée par quelques lueurs d’espoir. Le final, un lumineux Allegretto réintroduit chez Beethoven la notion de bonheur qui semblait sur le point de s’éloigner à jamais de son existence. Après Beethoven, Claire Désert interprète la Novellette op.21 No2 de Schumann. Nettement plus brève que la Novellette No8 jouée en début de récital, elle n’en affirme pas moins une expressivité et une inventivité stupéfiantes chez Schumann, décidément très à l’aise dans cette petite forme, un peu comme Mendelssohn dans ses Romances sans paroles ! Claire Désert entame la toute dernière partie de son récital en unissant le Nocturne op.15 de Chopin avec le Miserere du Trouvère de Verdi, revu par Franz Liszt. L’effet de contraste obtenu est total puisqu’il fait coexister le mystère du Nocturne de Chopin avec les variations imaginées par Liszt sur un des opéras les plus populaires de Verdi : Le Trouvère. Chaleureusement réclamée par le public à la fin de son récital, Claire Désert revenait à Schumann avec sa deuxième Romance pour piano en guise de bis.

Une pianiste au jeu éclatant, maîtrisé, révélant tout autant l’âme schumanienne que les passions violentes de Beethoven et la poésie d’un Chopin…

Texte de Michel Jakubowicz


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Mots-clés: Salle Gaveau

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