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Concert : Hartmut Haenchen dirige la Neuvième Symphonie de Mahler à Radio France

Hartmut Haenchen

Jeudi 29 mars 2018,20H
Auditorium de Radio France
http://www.maisondelaradio.fr/

GUSTAV MAHLER
Symphonie No9
Orchestre Philharmonique de Radio France
Hartmut Haenchen, direction

Une seule œuvre à ce concert de l’Orchestre Philharmonique de Radio France dirigé par le chef allemand Hartmut Haenchen : la Symphonie No9 de Mahler. Il s’agit comme les dernières Symphonies de Gustav Mahler d’une œuvre aux proportions imposantes approchant presque la durée de sa Troisième Symphonie. Mahler semble mener dans cette ultime Symphonie (La Symphonie No10 ne comportant qu’un seul mouvement achevé) un dernier combat contre un ennemi  implacable  invisible et sournois : la Mort. Car c’est bien elle qui apparaît vers la fin du premier mouvement. Elle s’avance dans un grand fracas de cuivres et de timbales, produisant un effet glaçant et un  climat mortifère qui se prolonge jusqu’à la conclusion de cet Andante comodo.

Le deuxième mouvement (Im tempo eines gemächtlichten Ländlers) n’est pas dénué d’ironie et de grincements rauques malgré son allure qui se voudrait débonnaire. Avec le Rondo burleske qui succède à ce deuxième mouvement, Mahler déchaîne un flot de violence, donnant libre court à une ironie mordante, décapante que rien ne saurait entraver. L’Adagio qui met un terme à cette Symphonie No9 est une sorte de plongée funèbre de Mahler dans la résignation, le renoncement. La quasi-citation d’un fragment provenant de l’Abschied, dernier volet de Das Lied von der Erde renforce encore davantage cette impression. Les dernières pages de cet immense Adagio semblent littéralement se disloquer et disparaître dans l’infini, le néant.

Cette ultime Symphonie No9 que Mahler termine en 1909 est strictement contemporaine d’une autre œuvre que le compositeur a mis en chantier à la même période : Das Lied von der Erde. En fait cette dernière Symphonie semble être une suite à l’œuvre citée préalablement. Elle en possède au moins deux éléments : le détachement suprême qui prévalait dans l’Abschied, une constante que l’on détecte immédiatement dans l’Adagio conclusif de la Symphonie No9 que Gustav Mahler n’entendra jamais. Cette Neuvième Symphonie sera exécutée pour la première fois à Vienne sous la direction de son disciple favori : Bruno Walter le 26 juin 1912, soit un an après la disparition du compositeur.

Ce soir du 29 mars 2018 c’était au chef allemand Hartmut Haenchen de diriger cet impressionnant et ultime chef- d’œuvre de Gustav Mahler. Le chef allemand à la tête d’un Orchestre Philharmonique de Radio France impeccable, maîtrisait aisément le dantesque et terrifiant premier mouvement ainsi que l’Adagio final, lui insufflant une réelle émotion, alors que les deux mouvements centraux  affichaient parfois une retenue alourdissant leur exécution.

Michel Jakubowicz


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Mots-clés: MAHLER

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