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  • Jean-Pierre Robert
  • Musique

CD : Dvořák, "Piano Quartets Op.23 & 87" par Bush Trio et Miguel Da Silva

Dvorak Pinao Quartest 27 et 83 Trio Busch M Da Silva

Busch Trio & Miguel da Silva
Dvo
řák : quatuors pour piano et cordes N° 1 0p. 23 & N° 2 0p. 87
1 CD Alpha : Alpha 288 (Distribution : Outher Music France)
Durée du CD : 71'05
Notre avis : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile grise(4/5)

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Pour ce second volume de l'intégrale de la musique de chambre pour piano et cordes de Dvořák, le Busch Trio, fondé en 2012 et depuis 2015 artistes en résidence à la Chapelle musicale Reine Elisabeth, proposent les deux quatuors pour piano, avec leur maitre Miguel da Silva, ex altiste du Quatuor Ysaÿe.

Écrit en 1875, juste après le Trio N° 1 pour piano et cordes, le Premier Quatuor pour piano, violon, alto et violoncelle Op. 23 partage avec celui-ci une poétique simple qui emprunte à la veine populaire mais dans une manière toute personnelle. Ainsi l'allegro moderato initial est-il volontaire, lyrique et intense. Le premier thème est initié par le violoncelle dont la place essentielle ne se démentira pas au fil des trois mouvements, assurant à l'œuvre son assise mélodieuse. On y décèle de manière fugace des tournures anticipant l'opéra Rusalka. Bâti sur le schéma du thème et variations, l'andantino médian préfigure le style « dumka » de Dvořák, succession d'épisodes légers et mélancoliques. Débuté sagement, le finale allegro scherzando affirme son originalité avec des décalages rythmiques audacieux où perce le fameux furiant tchèque. Les trois jeunes musiciens du Busch Trio et l'altiste Miguel da Silva livrent une exécution d'une belle spontanéité et d'une fine musicalité.

Plus ambitieux, le Quatuor N° 2 Op. 87, de 1888, est l'œuvre d'un musicien au faîte de la gloire et traversant une période faste. Ce que se vérifie au long des quatre mouvements qui respirent le bonheur de vivre. Débutée par un unisson hardi, la pièce affirme une richesse motivique et une énergie qui vont prévaloir dans les autres mouvements. Le lento débute par une mélodie sereine emmenée par le violoncelle et installe un climat passionné à travers des thèmes contrastés. Le lyrisme séduisant frôle parfois le tragique. Marqué « moderato e grazioso », le scherzo est dansant, ressortissant à la tchèque dumka, entrecoupé d'une section trio là encore fort énergique. Le finale qui renoue avec l'ardeur du premier mouvement, s'impose par son allant et une verve mélodique intarissable à laquelle participe l'alto. Et tout finit en une coda jubilatoire. Outre un raffinement instrumental certain, les Busch triomphent ici par leur sens du phrasé et des couleurs et un indéniable charme, sans parler de l'évidente complicité avec leur maître Miguel da Silva.  

Belle prise de son préservant le caractère intimiste des deux pièces, et balance naturelle piano-cordes, même si le son du Ier violon paraît peu nourri par endroits.

Texte de Jean-Pierre Robert

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Disponible en streaming, Cd et téléchargement sur Amazon



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