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CD : Yan Levionnois et Guillaume Bellom, sonates pour violoncelle de Schubert, Mendelssohn et Strauss

YAN LEVIONNOIS GUILLAUME BELLOM

Yan Levionnois, violoncelle
Guillaume Bellom, piano

1 CD Fondamenta (distribution : Sony)
Durée du CD : 76’30’’
Notation : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rouge(5/5)

Belle idée de réunir en un seul CD deux compositeurs symbolisant avec éclat la première génération du romantisme germanique : Schubert et Mendelssohn, associés à Richard Strauss qui va incarner avec Mahler les derniers soubresauts du post-romantisme.

C’est pour un instrument dont l’existence fut fort brève, l’arpeggione, que Schubert composa sa Sonate pour arpeggione et piano en la mineur D.821-1824. Elle débute par un Allegro moderato assez développé au ton passionné, mais dénué de toute fébrilité et de toute angoisse, éléments qui fréquemment apparaissent dans de nombreuses œuvres de Schubert contemporaines de cette Sonate. Le deuxième mouvement de cette Sonate pour arpeggione et piano, un Adagio assez court s’oriente par contre vers une sorte de gravité contenue proche de certaines pièces pour piano composées durant la même période. Le dernier mouvement, un Allegretto, nettement moins optimiste que l’Allegro moderato initial, ne rechigne pourtant guère à céder à la bonne humeur nous ramenant à un Schubert insouciant, délivré de tout souci. La Sonate pour violoncelle et piano No2 en ré majeur, op.58 de Mendelssohn débute par un Allegro assai vivace animé d’un élan fait de légèreté et de grâce. Un Allegro bientôt remplacé par un Allegretto scherzando féérique et léger nous indiquant clairement qu’il a bien été composé par l’auteur du Songe d’une nuit d’été…L’Adagio suivant baigne lui aussi dans une sorte de lumière intense, ignorant délibérément tout penchant vers une quelconque tristesse malgré le discours passionné du violoncelle. Avec le dernier mouvement Molto allegro e vivace, Mendelssohn retrouve toute sa fougue tourbillonnante et conclut ce mouvement dans une  sorte de joie irrépressible. La Sonate pour violoncelle et piano op.6 de Richard Strauss constitue le dernier volet de ce triptyque consacré à la Sonate romantique pour violoncelle et piano. L’œuvre est due à un jeune homme âgé seulement de seize ans et pourtant quelle maturité étonnante s’exprime dans cette Sonate ! Bien sûr Strauss y subit les influences de ses aînés, en particulier celle de Schumann dans le premier mouvement. Dans cette Sonate op.6, datant de 1881-1883, Strauss affirme déjà une personnalité certaine dans l’Andante ma non troppo qui suit ce premier mouvement, hanté par la présence de Schumann. Le Finale-Allegro vivo qui termine cette Sonate, s’avère facétieux, accusant par contre une certaine influence héritée de Mendelssohn. Le ton général est plutôt combatif et va se maintenir jusqu’à la conclusion du mouvement. Un programme éclectique et original n’hésitant pas à inclure une partition négligée : la Sonate pour violoncelle et piano de Richard Strauss où s’amorce déjà le style du génial auteur de Till L’espiègle .Tout ce répertoire est interprété avec énergie et brio par Yan Levionnois, violoncelle et Guillaume Bellom,piano, deux jeunes musiciens ardents et inspirés qui redonnent à ces trois œuvres une nouvelle jeunesse bondissante , nerveuse, insaisissable !

Texte de Michel Jakubowicz


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Mots-clés: Schubert, Mendelssohn, Strauss

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