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Photo Michel Bedin

Alain Souchon ! Alain Souchon au festival de jazz de Montauban, le 10 juillet. C’est vrai que c’est assez surprenant, mais les impératifs économiques sont tels qu’il faut passer par les fourches caudines des variétés pour s’en sortir et boucler les budgets. En fait de fourches caudines, avec Souchon, il s’agirait plutôt d’arcs-de-triomphe. Car, pour peu qu’on ne soit pas un ayatollah du jazz, ne supportant pas autre chose que sa musique adorée, on ne peut que se réjouir d’avoir un chanteur-compositeur comme lui à se mettre sous les tympans.

D’autant que son concert est très réussi. Alain Souchon est un artiste achevé, d’une grande générosité et capable de réaliser un très beau spectacle de ses chansons. Il est l’un des rares à avoir apporté une descendance aux Brassens-Brel-Ferré-Ferrat qui avaient illuminé la chanson française après Trénet.

Avec son style à lui, bien à lui (regardez de près sa syntaxe particulière et la modernité de son vocabulaire, la richesse de ses allitérations ou de ses rimes, pas toujours des rimes-chevilles comme celles de certains de ses confrères), ce chanteur-compositeur-interprète-acteur nous fait passer son image, authentique, je crois, d’homme fragile, mais pas timoré du tout.

Le public ne s’y trompe pas et quand il organise un karaoké géant, les gens chantent, sans hurler, sans consulter du regard le texte qui défile sur les écrans géants, tout simplement parce que J’ai dix ans, Foule sentimentale, Tais-toi et rame, ils les connaissent par cœur et ils les aiment.

Et si, lecteur râleur, par hasard, tu n’étais pas d’accord avec moi, «T’’’’as ‘oir ta gueule à la récré».

Texte de Michel Laroche

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www.jazzmontauban.com

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